BOSTON | Il y a une fièvre autour d’Édouard Julien. Les amateurs de baseball de la Belle Province ont convergé par dizaines, au cours des derniers jours, au Fenway Park pour applaudir le jeune Québécois des Twins du Minnesota.
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Du lot, Raphaël Ross et Zacharie Allard ont même effectué un aller-retour complètement fou, mercredi, pour voir leur vieux copain à l’œuvre. Environ 1300 kilomètres et 14 heures de route, en comptant les douanes.
« On ne le regrettera jamais, on va s’en rappeler toute notre vie », a indiqué Ross, sur le chemin du retour, après un gain des Twins contre les Red Sox, au cours duquel la jeune vedette québécoise a frappé le deuxième circuit de sa carrière dans le baseball majeur.
Tous deux âgés de 24 ans, les résidents de Québec, qui ont fréquenté le programme sport-études baseball avec Julien à l’école secondaire, ont vécu de grands moments durant ce périple improvisé à Boston.

Avant même la longue balle du Québécois en première manche, Allard avoue avoir eu la gorge nouée et les yeux pleins d’eau durant la période d’échauffement.
« À la base, je suis un gars assez proche de ses émotions et d’être là, pour ma première fois au Fenway Park, à voir notre chum du secondaire dans l’uniforme d’une équipe du baseball majeur, c’était fou, a commenté l’ancien lanceur. C’était un beau moment. Je me pince encore pour y croire. »

Un circuit sous leurs yeux
Le circuit de Julien, propulsé à 418 pieds du marbre, fut la cerise sur le gâteau.
« On n’est pas restés assis très longtemps, a convenu Ross, un receveur devenu physiothérapeute, qui travaille notamment auprès des Capitales de Québec. J’avais fait une visite du Fenway Park quand j’étais plus jeune, mais c’était aussi mon premier match ici. On ne pouvait pas espérer mieux. »
« On a décidé de venir sur un coup de tête, a-t-il précisé, les deux étant partis vers 7 h, mercredi matin. De vivre ça avec Zacharie, qui est mon meilleur chum depuis des années, c’est extraordinaire. Un souvenir précieux qu’on va toujours garder. »

Des chandails numéro 47
Deux autres partisans se démarquaient dans les estrades, mercredi et jeudi, alors qu’ils portaient fièrement le chandail numéro 47 des Twins avec le nom de Julien dans le dos.
Il s’agissait de Jean-Philippe Roy, directeur du programme sport-études des Canonniers, à Québec, et de son fils Julien.
Un autre groupe de six amoureux de baseball du Québec, formé de Félix Dugal, Laurie Dugal, Emilie Bevan, Véronique Hallée, Simon Dugal et Dominic Leblanc, a aussi apprécié son passage au Fenway Park, mercredi soir.
« Ç’a valu la peine et ça faisait une belle surprise pour les enfants, a indiqué Véronique, mère de Laurie, 15 ans, et de Félix, 13 ans. En plus, Édouard a frappé un circuit. »
Croisés jeudi au Fenway Park, Francis Pelletier et Martin Boulet ont vécu un trip semblable à celui de Ross et Allard, soit un aller-retour dans une seule et même journée, trimballant par ailleurs avec eux leurs enfants respectifs. Sept dans un seul véhicule, il faut vraiment aimer le baseball !

Les remerciements d’Édouard
Après le match de mercredi, Ross et Allard avaient quitté Boston en vitesse, sachant trop bien qu’ils allaient devoir chacun rentrer au boulot, jeudi matin. Mis au parfum de l’aller-retour effectué par ses deux anciens compagnons, le héros de la soirée n’en revenait pas.
« Je suis content, a ainsi réagi Julien. C’est plaisant de voir ça, ce sont deux anciens coéquipiers avec qui j’ai joué au baseball, avec le programme sport-études. J’aurais aimé les voir après le match, mais on m’a dit qu’ils devaient repartir rapidement. »
Sur le retour, Ross et Allard allaient avoir une nouvelle surprise alors qu’ils ont pu échanger quelques textos avec Julien, qui tenait à les remercier.

