Tournoi pee-wee: une journée dans la vie du directeur général Patrick Dom


Kevin Dubé
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Mardi 16 janvier, 9h. Il reste alors 23 jours avant le début du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec. Dans les bureaux de l’événement, tout près du Centre Vidéotron, tout le monde s’affaire à sa tâche et le calme qui règne ne laisse pas entrevoir que, dans trois semaines, le monde du hockey mineur débarquera à quelques pas de là.
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Le directeur général du Tournoi, Patrick Dom, a accepté qu’on le suive l’instant d’une journée, afin de vivre avec lui le quotidien de l’organisateur du Tournoi pee-wee, moins d’un mois avant ses premiers matchs.
Il n’y a pas chaos: les six employés à temps plein ne courent pas partout dans les bureaux, afin de régler les derniers préparatifs. Certes, il reste encore beaucoup de détails à fignoler et le téléphone de Dom ne dérougira pas en notre présence.
Mais tout est sous contrôle.
«Il reste encore des choses à faire, mais on est dans les temps. Le plus difficile, en ce moment, c’est que la COVID a le dos large. Il n’y a plus personne qui répond au téléphone! Une dame m’a répondu hier et ça faisait deux mois que je lui avais écrit. C’est un peu tannant», nous mentionne Dom avec son franc-parler habituel.

Tous les chapeaux
Associé au Tournoi pee-wee depuis 33 ans, dont 22 comme directeur général, Dom porte tous les chapeaux.
Il nous accueille tout d’abord en compagnie de la responsable des communications et du marketing, Julie Hamel, puisqu’un tournage corporatif est prévu au Centre Vidéotron en compagnie de l’ancien joueur des Nordiques Marc Fortier et du président des Capitales Michel Laplante.
Cette vidéo, qui servira de jeu pour animer la foule durant le tournoi, est plutôt simple: on montre des pictogrammes aux deux hommes qui doivent deviner à quel aliment on fait référence.
Autant Laplante que Fortier avaient été mis au courant des grandes lignes et qu’il s’agissait d’un quiz portant sur la nourriture, puisqu’il était commandité par un partenaire agroalimentaire, mais sans plus.
Et dès les premières minutes, on sent l’esprit compétitif des deux hommes, mais surtout leur sens de l’humour bien aiguisé.
«Bon, donc je connais les sept sortes de pommes...», énumère Laplante, pince-sans-rire, comme pour mentionner à son «adversaire» qu’il avait fait ses devoirs.
«Oui, pis tu dois connaître les raisins aussi», lui lance alors Fortier, déclenchant un tonnerre de rires.

Une fois le tournage terminé, on passe par l’endroit où sont entreposés les vêtements officiels du tournoi. Des centaines de boîtes sont empilées dans ce petit local où Bruno Dufour s’affaire.
La demande est énorme cette année et la petite équipe du Tournoi peine parfois à fournir.
«Je vais te dire une chose, la récession ne nous atteint pas. On a vendu trois fois plus qu’à pareille date l’an dernier et, honnêtement, je ne sais pas pourquoi. On a des commandes jusqu’à Séoul et Hong Kong», lance Dom.

Merci aux bénévoles
Tout au long de la journée, Dom doit régler des petits dossiers: de décider la couleur des affiches guidant les amateurs à l’extérieur du Centre Vidéotron au suivi des enquêtes réalisées sur chacune des familles d’accueil désirant héberger de jeunes pee-wee.
Et des plus gros, comme une rencontre avec les employés de différents départements du Centre Vidéotron afin de s’assurer que tout le monde est sur la même longueur d’onde et d'éviter les mauvaises surprises.

Mais, encore là, rien n’indique qu’on est au sprint final et que, dans trois semaines, ce sera le début du 64e Tournoi pee-wee.
On lui fait d’ailleurs remarquer, assis dans son bureau, que ce n’est pas la folie à laquelle on s’attendait. Après tout, organiser le plus gros tournoi de hockey mineur au monde avec seulement six employés à temps plein...
«Tout le monde touche à tout. C’est un avantage d’être peu, mais si un part pour une période prolongée, là on est dans le trouble.»

Mais Dom ne s’en cache pas: le Tournoi pee-wee est, oui, l’affaire des six employés de l’événement, mais aussi des quelque 800 bénévoles qui offrent de leur temps gratuitement, chaque année.
«Tout le monde est important. On a 18 comités différents et les responsables de ces comités sont des machines. Ils sont hallucinants. Ils sont autonomes, ne m’appellent jamais.»