Tournoi pee-wee de Québec: la femme qui dirige les meilleurs joueurs pee-wee des États-Unis

Jessica Lapinski
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Le génie derrière la plus grosse machine de hockey pee-wee aux États-Unis, voire en Amérique du Nord, c'est elle: Danielle Ward.
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«Elle est exceptionnelle», la louange spontanément le gérant de l’équipe, Greg Brayman, croisé dans le corridor qui mène au vestiaire peu après le 64e match de cette saison sans défaite – oui, 64e! – des surpuissants Rangers de Mid Fairfield.
Ancienne vedette de l’Université du Maine, ex-joueuse professionnelle, Ward en est cette année à sa première présence comme entraîneuse-chef de Mid Fairfield au Tournoi pee-wee de Québec.

Mais ce n’est pas sa première saison comme pilote d’un club ni au tournoi. Depuis sa retraite du jeu, la menue ancienne attaquante – elle mesure 5 pi 4 po – semble dédier sa vie au coaching.
Depuis qu’ils ont 6 ans... voire 4!
Lors des deux dernières années, Ward, 35 ans, a dirigé les Junior Rangers du Connecticut à Québec, dans la classe féminine. Elle y était aussi, il y a sept ans, avec les Propects de la Nouvelle-Angleterre, à titre d’assistante.
Ward est également à la barre de son académie de hockey, toujours dans le Connecticut.
Et si c’est elle qui est aux commandes de Mid Fairfield cette année, les numéros 1 chez les pee-wee aux États-Unis, c’est notamment parce qu’elle entraîne la majorité de ces garçons depuis qu’ils ont 6 ans.
«Même 4 ans, dans certains cas!» se corrige-t-elle, quelques minutes après que ses protégés ont vaincu les petits Penguins de Pittsburgh 3 à 0 tôt jeudi matin, dans la classe AAA.
Seule sur son banc
Comme le raconte ici notre confrère Jean-Nicolas Blanchet, Danielle Ward a son style bien à elle. Notamment car elle est seule avec l’équipe durant le match, même si celle-ci mise aussi sur un entraîneur des défenseurs.
Tuque grise sur la tête, main dans les proches, vêtue d’un survêtement de sport et d’espadrilles blanches, elle surveille le jeu de ses protégés. Postée non pas derrière, mais sur le banc de l'équipe.

De loin, on la croit silencieuse, ne donnant que quelques indications durant l’avantage numérique. De près, on comprend qu’elle est beaucoup plus volubile durant les moments clés.
On l’entend même y aller de quelques jurons. Pas envers ses joueurs, pas envers les officiels. Elle use plutôt de ceux qui servent, parfois, à mettre l’accent sur certains mots, quand la situation s’avère critique.
Fière, mais surtout dédiée
Ward n’a pas besoin d’en faire beaucoup plus avec ce programme hyper bien rodé, champion du Tournoi pee-wee de Québec l’an dernier ainsi qu’en 2017 (et oui, c’est bien l’équipe que Martin St-Louis dirigeait en 2018).
Mais on se doute qu’un programme dont le succès passe en grande partie par son sérieux et la qualité de son développement ne donnerait pas ses clés à n’importe qui.
De là à s’enorgueillir du fait d’être une des rares femmes aux commandes, il y a un pas que Danielle Ward ne semble pas vouloir franchir. Même si ça la rend «très fière» et qu’elle conseille aux jeunes femmes qui souhaiteraient suivre ses traces de ne «jamais cesser d’apprendre».
L’entraîneuse a d’autres choses à faire après tout. Comme de mener son club vers un autre titre dimanche et préserver la fiche immaculée de son équipe.
▶ Les petits Remparts ont vaincu jeudi par la marque de 2 à 1 le Davos Hockey Club, le club pour lequel joue River Thornton, le fils de Joe Thornton, qui est d’ailleurs présent à Québec cette semaine. Les jeunes «Diables rouges», qui évoluent dans la classe AA-Élites, seront de retour sur la glace du Centre Vidéotron samedi, à 9 h 15. Les petits Nordiques étaient pour leur part en action plus tard en soirée.