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Passionné de hockey, un arbitre australien préfère le Tournoi international de hockey pee-wee de Québec aux destinations soleil

Photo Wullos/ Mark Bradford
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2025-02-20T05:00:00Z

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Si plusieurs choisissent de se retrouver sous les tropiques pour leurs vacances avec un cocktail à la main, un arbitre australien, lui, préfère le Tournoi international de hockey pee-wee et le froid de Québec.

Résidant de Sydney depuis 1993, Jeffrey Scott s’accordera quelques semaines de vacances pour vivre son troisième Tournoi. 

«Certains s’en vont dans des destinations chaudes pour leurs vacances et moi je viens à Québec pour le hockey, résume l’officiel qui passera près de trois semaines dans la région. La première fois que je suis venu au Tournoi en 2023, j’ai quitté Sydney alors qu’il faisait 32 degrés. Quand je suis arrivé à Québec, le mercure indiquait moins 38 degrés. Je me suis toutefois habitué très rapidement à la température.»

Photo Wullos/Mark Bradford
Photo Wullos/Mark Bradford

Sa passion du hockey dicte ses choix. 

«Plus jeune, en grandissant en Ontario, je rêvais de participer au Tournoi de Québec, mais mon équipe a opté pour un autre tournoi en 1980 quand j’aurais pu y participer. Trop vieux, je me suis dit que la deuxième meilleure option sera de venir au tournoi comme officiel.»

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Jusqu’en 2019, les Ice Crocks représentaient l’Australie à Québec. 

Au retour de la pandémie, le nombre de joueurs n’était pas suffisant et les jeunes australiens ne sont pas revenus depuis dans la Vieille Capitale.

Les responsables de l’équipe lui ont refilé les coordonnées du directeur général Patrick Dom qui l’a mis en contact avec l’arbitre en chef du Tournoi, Pierre-Olivier Bouchard.

«Ce n’est pas toujours évident de vérifier les qualifications des arbitres de l’extérieur du Canada, mais j’ai rapidement constaté que tout était correct après deux tours de glace, raconte Bouchard. Je me suis dit si son jugement est aussi bon que son coup de patin, on va être correct.»

Un voyage de 15 000$

Embauché comme actuaire à son arrivée en Australie, Scott doit piger profondément dans ses poches pour vivre son rêve. 

«Mon voyage me coûte 15 000$, mais j’adore Québec, ses résidents et son architecture. J’arrive avant le début du Tournoi pour profiter des activités du Carnaval. J’ai assisté à la course en canots l’an dernier, visité la Citadelle et je me suis promené dans le Vieux-Québec.

«Je suis très chanceux de participer au Tournoi pee-wee, de poursuivre l’officiel de 56 ans. C’est une opportunité incroyable d’arbitrer dans le plus gros tournoi de hockey mineur au monde.»

Les officiels étrangers ont la permission de porter leur chandail aux couleurs de leur pays, mais Scott a préféré acheter un chandail avec les logos de Hockey Québec et de Hockey Canada. 

«Je voulais m’assurer de ressembler à un officiel du Québec, explique celui qui distribue des épinglettes de Hockey Australie à ses collègues québécois. Je voulais faire partie de l’équipe. J’ai le logo de Hockey Canada sur mon épaule et celui de Hockey Québec sur ma poitrine.»

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Du hockey au centre d’achats

Diplômé en mathématiques de l’Université de Waterloo, Scott a profité d’un stage coopératif à Sydney pour découvrir l’Australie en 1990. 

Trois ans plus tard, il obtenait sa citoyenneté et s’établissait de façon permanente au pays des kangourous tout en continuant d’arbitrer.

«Quand je suis arrivé en 1990, je ne savais même pas qu’il y avait du hockey sur glace en Australie, raconte-t-il. J’ai été totalement surpris quand j’ai vu qu’il y avait une patinoire de dimension internationale au centre d’achats. Le hockey sur glace a débuté en 1909 en Australie et compte actuellement 5000 joueurs. C’est un sport mineur.»

Scott arbitre chez les seniors et possède une vaste expérience internationale. 

«J’ai travaillé dans dix championnats du monde en Division 2 et 3 dans les catégories senior, junior et féminin, souligne-t-il. J’ai aussi 19 mondiaux de roues alignés à mon actif. En raison du petit nombre de patinoires, le hockey à roues alignées est souvent un substitut au hockey sur glace.»

Détenteur d’un doctorat en taxation, Scott a obtenu une maîtrise en arts et sa thèse portait sur les facteurs de motivation des officiels amateurs et professionnels de hockey sur glace. 

La LNH a utilisé ses travaux qui ont été publiés à la Conférence australienne des sciences et de la médecine en sports en 2002.

Une sélection serrée des arbitres de l’extérieur

Si l’intérêt provenant des arbitres de l’extérieur ne cesse d’augmenter, le Tournoi international de hockey pee-wee s’assure d’une sélection parcimonieuse dans le choix des heureux élus.

«On dit non à 200 arbitres de la région, alors on ne peut pas en accepter 25 de l’extérieur, résume l’arbitre en chef du Tournoi, Pierre-Olivier Bouchard. On en reçoit toujours, mais on ne court pas après les candidatures de l’extérieur.

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«Il faut comprendre que l’arbitre de la région que je contacte pour un match de pee-wee BB un samedi matin à l’Arpidrome ne sera pas très chaud à l’idée de me dépanner s’il n’a pas été retenu au Tournoi pee-wee, de poursuivre Bouchard qui porte aussi le chapeau d’arbitre en chef de la région de Québec. C’est leur Coupe Stanley. C’est pour cette raison que je ne fais plus de parties au Tournoi.»

Un pari risqué

La venue d’officiels de l’extérieur comporte aussi une part de risque. «Pour les officiels de l’extérieur du Canada, c’est comme un 25 cents qu’on tire en l’air, image Bouchard. C’est difficile de pouvoir les évaluer et de connaître leur niveau. Ça peut parfois tourner à la catastrophe parce qu’on n’a aucune façon de valider leur calibre. Au Canada, il y a aussi une recherche qui est faite sur les antécédents criminels des officiels. Est-ce que ça se fait ailleurs?»

Une expérience complète

Quand il accepte une candidature extérieure, Bouchard veut offrir une expérience intéressante aux officiels retenus. «Je tente de leur donner des parties la fin de semaine afin qu’ils vivent vraiment l’expérience du Tournoi avec une bonne ambiance, explique-t-il, et non une partie le mercredi à 8h quand on s’entend respirer sur la glace.»

Il y a aussi des officiels qui pensent débarquer à Québec toutes dépenses payées et dont la candidature est rapidement écartée. «Il y a un Suisse qui m’a écrit une année et qui pensait être payé pendant dix jours», souligne Bouchard qui est en poste depuis 2016.

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Un maximum de 120 officiels

Le Tournoi mise sur un groupe de 120 officiels. «J’ai essayé avec 150 officiels et c’est trop. On donne des parties à tout le monde et il se fait une sélection naturelle plus le tournoi avance. Les officiels moins expérimentés voient de l’action au début du tournoi. On veut que les officiels soient dans la bonne chaise.»

Cette année, Bouchard a retenu trois officiels du Richelieu, une première depuis 2017. Il y aura trois officiels de l’Abitibi-Témiscamingue. La Mauricie et le Lac-Saint-Louis étaient représentés l’an dernier.

«Les personnes intéressées doivent passer par l’arbitre en chef de leur région. On mise sur six officiels de l’extérieur de Québec à chaque année et il y a une rotation parmi les régions intéressées.»

HORAIRE DU JEUDI

Centre Vidéotron

8h - Mid Fairfield Rangers jr. c. Penguins de Pittsburgh elite - AAA
9h15 - Team Illinois c. Rangers de New York - AAA
10h30 - Outaouais Intrépides c. Team Chouette Select - Féminin
11h45 - Phoenix de Sherbrooke 2 c. England ou Bulldogs de Brossard-La Prairie - BB
13h - Fantômes Délémont c. Rive-Sud Express 3 - BB
14h15 - Oilers de San Diego c. Renards des Trois-Lacs - AA
15h30 - Zenith Ice Hockey Club c. Central Attack - AA
16h45 - Czech Mrak Hockey c. Assabet Valley Red - Féminin
18h - Remparts de Québec c. Davos Hockey Club - AA-Élites
19h15 - Nordiques de Québec c. Pionniers Lanaudières ou St. Albert Raiders Eagles - AA-Élites
20h30 - Bruins de Boston c. Northern Moose ou Team Doritos - AA

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