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Tournoi des Maîtres à Augusta: un golfeur loin de la guerre chez lui au Moyen-Orient

Le Nord-Irlandais Tom McKibbin est parti de Dubaï en vitesse au début du mois de mars

Getty Images via AFP
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2026-04-10T22:26:57Z

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AUGUSTA | En montant dans un petit avion nolisé d’une ville d’Oman, au Moyen-Orient, il y a cinq semaines, Tom McKibbin a laissé derrière lui sa vie à Dubaï.

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Le natif de Belfast, en Irlande du Nord, n’est certainement pas le plus connu du plateau à cette 90e édition du Tournoi des Maîtres, qui a pris fin pour lui après 36 trous, vendredi.

Évoluant sur le circuit européen et pour LIV Golf, il avait obtenu son billet pour Augusta en remportant l’Omnium de Hong Kong, l’automne dernier. Et de splendide façon en prime, puisqu’il avait planté la concurrence par sept coups.

En préparation pour le premier tournoi du Grand Chelem de la saison, il était loin de s’attendre à faire ses valises à plus d’un mois d’avis. D’autant plus que trois semaines séparaient son dernier tournoi du Masters sur son calendrier.

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Sortie express

Ainsi, le 2 mars, McKibbon a sauté sur une occasion en or quand Jon Rahm, le capitaine de la formation Legion XIII de LIV Golf, a envoyé un « avion de sauvetage » à huit golfeurs du circuit. L’objectif était noble. L’Espagnol voulait les sortir de la zone de guerre au Moyen-Orient pour qu’ils puissent s’envoler vers Hong Kong, où était disputé le tournoi quelques jours plus tard.

Le jeune golfeur de 23 ans est monté à bord avec Thomas Detry, Lee Westwood, Laurie Canter, Sam Horsfield, Anirban Lahiri, Adrian Meronk et Caleb Surratt, selon le récit du magazine spécialisé GOLF.com.

Le circuit a ensuite mis le cap sur Singapour la semaine suivante et ensuite sur l’Afrique du Sud pour une séquence de trois semaines d’activités d’affilée. Et hop, il s’est dirigé vers les États-Unis dans un lieu à des milliers de kilomètres du conflit.

Plus tôt aux États-Unis

McKibbon n’a pas souhaité s’étendre sur le sujet, lorsque questionné vendredi midi sur sa préparation chaotique pour le Masters. Avec une fiche finale de +7 qui l’a fait rater le couperet tombé à +4, il aurait certainement souhaité plus de stabilité.

« J’ai joué mes trois tournois et je suis rentré aux États-Unis une semaine à l’avance pour pratiquer. C’est pas mal ça », a lâché celui qui a terminé dans le top 25 à ses trois sorties.

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« Je ne suis pas retourné à la maison », a-t-il ajouté.

Craint-il d’y retourner si la trêve de deux semaines ne tient pas ?

« Non », a assuré McKibbin.

Le week-end prochain, LIV Golf s’arrêtera à Mexico. Le suivant, trois semaines plus tard, se tiendra en Virginie à la mi-mai. Soit deux mois et demi après qu’il a quitté sa résidence des Émirats arabes unis en vitesse.

Peur et complications

Joy Chakravarty a participé à ce point de presse de McKibbin. Natif de l’Inde, le journaliste du Hindustan Times à New Delhi, qui suit le golf professionnel, entre autres, vit à Dubaï avec sa famille depuis quelques années.

Il n’a pas profité du même traitement de faveur quand il est rentré chez lui dans la première semaine de mars, après un voyage d’affaires dans son pays. Le scribe prenait place dans un avion commercial, quand le pilote a tout à coup fait remonter l’avion en altitude, en plus de le faire tourner en rond pendant des heures, le temps que les bombardements iraniens sur la côte se calment.

« Chaque jour, nous entendons quatre ou cinq alertes de missiles, a raconté Chakravarty. Ils sont détruits par le système de défense efficace, mais c’est épeurant et très bruyant quand il y a une interception. Surtout quand le son traverse la ville.

« Il y a eu quelques endroits touchés par des missiles. On pensait que l’approvisionnement serait problématique, mais les autorités assurent les flux, stabilisent les prix et contrôlent bien la situation.

« Ce qui était plus compliqué, c’était l’aviation civile pour entrer et sortir. »

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