Tourigny imagine un retour de Roy dans la LNH

Jean-François Chaumont
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«Je pense que oui. Je pense vraiment que oui.»
C’est de cette façon qu’André Tourigny a répondu quand on lui a posé une question toute simple: est-ce qu’on va revoir Patrick Roy derrière un banc d’une équipe de la LNH?
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Tourigny a l’un des 32 rares postes d’entraîneur en chef dans la LNH avec son rôle chez les Coyotes de l’Arizona. Mais avant d’obtenir ce mandat avec les Coyotes, le Québécois avait déjà vécu l’expérience d’un adjoint dans la meilleure ligue au monde. Il l’avait fait en 2013-2014 et en 2014-2015 avec l’Avalanche du Colorado et en 2015-2016 avec les Sénateurs d’Ottawa.
C’est Roy qui lui avait offert sa première chance en le convainquant de le suivre dans les montagnes du Colorado.
«J’ai gardé une grande empreinte de mes jours avec Patrick, a dit Tourigny. Il a eu une belle influence pour moi. J’ai passé plus de temps avec Pat en deux ans qu’avec n’importe lequel des membres de ma propre famille.»
«J’ai appris beaucoup de lui. J’aimais sa façon de communiquer avec les joueurs. Il trouvait toujours un angle positif, il ne les rabaissait pas. Il a fait un boulot génial à sa première année avec l’Avalanche.»
De la préparation
Tourigny suit de loin les activités de son ami qui en est à son dernier tour de piste avec les Remparts de Québec à la Coupe Memorial, à Kamloops.

«Pat est aussi un entraîneur très bien préparé, a-t-il affirmé. Quand il rencontre ses joueurs ou les médias, il a fait ses devoirs. Il n’arrive pas comme un cheveu sur la soupe. Au niveau des médias, j’ai vraiment appris de lui. Il avait côtoyé les médias toute sa vie. Ça ne lui faisait pas peur. Je peux maintenant anticiper les coups grâce à lui quand je me présente pour une conférence après un match.»
Les Blue Jackets de Columbus seraient l’une des équipes de la LNH qui pourraient courtiser Roy, selon différentes sources. Jarmo Kekäläinen, DG des Jackets, n’a pas eu peur dans le passé de travailler avec des entraîneurs qui ont du caractère, comme John Tortorella.
Les Coyotes et un bel espoir
Pour revenir à l’expérience du Mondial, Tourigny ne s’est pas caché pour dire que sa présence à Riga et à Tampere l’a tenu loin des rumeurs pour un éventuel déménagement des Coyotes de l’Arizona.

«Pour moi, c’est une autre journée au bureau, il y a toujours des rumeurs, a-t-il répliqué avec le sourire dans la voix. Je n’étais pas triste de m’en sauver un peu.»
Avec l’équipe canadienne, Tourigny a appris à connaître Adam Fantilli, celui qu’on décrit comme probablement le plus bel espoir du prochain repêchage après Connor Bedard.
Fantilli, qui a marqué le but vainqueur contre la Lettonie en demi-finales, a terminé le tournoi avec trois points (1 but, 2 passes) en dix matchs.
«Adam était très compétitif, a souligné Tourigny. C’est un bon jeune, il travaille très fort. Il a de grandes habiletés et il est fort physiquement. J’ai aimé sa rapidité aussi. C’était un tournoi pour des hommes. Il jouait contre des gars de 35 ans. Il se retrouvait contre de vieux routiers. Il vient d’apprendre bien des choses. Il est venu à ce tournoi avec la bonne mentalité. Il cherchait à gagner en expérience avec des pros.»