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«Ça fait du bien en verrat de gagner l’or» – André Tourigny

L’entraîneur du Canada André Tourigny revient sur son expérience au Championnat du monde

AFP
Photo portrait de Jean-François Chaumont

Jean-François Chaumont

2023-05-30T00:31:03Z

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Après l’or au Championnat du monde, André Tourigny a mis le cap sur le Portugal pour un voyage d’une semaine avec sa femme afin de découvrir les charmes de Lisbonne, de Porto et de l’Algarve. 

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De sa chambre d’hôtel à Lisbonne, avant de partir pour sa nuit, Tourigny a décrit les émotions de la victoire de 5 à 2 du Canada en finale contre l’Allemagne, dimanche, à Tampere, en Finlande. 

«Ça fait du bien en verrat de gagner l’or, a dit celui qu’on surnomme «The Bear» en entrevue au Journal. Une compétition comme ça, c’est différent de ce qu’on peut vivre dans la LNH. Le jeu est très défensif et fermé. On fait souvent des farces que les autres équipes n’essayent même pas de marquer. Souvent, les joueurs de la LNH trouvent le tournoi difficile et frustrant.»

«Mais nos joueurs ont acheté notre système et ils ont connu un très beau tournoi. Ils ont accepté de bien jouer défensivement et de jouer avec un peu moins de rythme que dans la LNH.»

Un parcours imprévisible

Le Canada n’a pas connu une route parfaite à Riga, en Lettonie ni à Tampere, en Finlande. L’équipe de Tourigny a terminé au deuxième rang de son groupe lors de la phase préliminaire, avec un dossier de cinq victoires et de deux revers en sept matchs. 

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Dans le tour préliminaire, la Norvège avait renversé le Canada avec un gain inattendu de 3 à 2 en prolongation. 

Mais après ce match, l’équipe à la feuille d’érable n’a plus jamais perdu, triomphant de la Tchéquie dans le dernier match de la première phase pour ensuite battre la Finlande en quarts de finale et de la Lettonie en demi-finale. 

«Je n’ai rien dit de magique après la rencontre contre la Norvège, a souligné Tourigny. Ça peut devenir dangereux si tu te places dans une position de réaction. J’avais averti mes joueurs avant le tournoi qu’il y aurait des surprises. C’est comme ça tous les ans.»

«C’est un tournoi qui est beaucoup plus relevé que les gens le pensent, a-t-il poursuivi. Les gars ne jouent pas pour les noms dans le dos, mais pour la fierté d’un pays. C’est souvent l’événement d’une vie pour plusieurs joueurs au Championnat du monde. Tu dois vivre ce tournoi pour réaliser à quel point c’est gros. La finale est retransmise à la télévision dans près de 150 pays. Et aujourd’hui à Riga, il y avait des centaines de milliers de personnes pour fêter la médaille de bronze de la Lettonie.»

«Une superbe équipe»

Entraîneur en chef des Coyotes de l’Arizona, Tourigny a partagé cette expérience d’un mois au Mondial avec Alex Tanguay (Red Wings), D.J. Smith (Sénateurs) et Troy Ryan (entraîneur en chef de l’équipe féminine). 

«Nous avons travaillé fort et nous sommes heureux de finir sur la plus haute marche du podium, a souligné l’homme de 48 ans. J’avais une superbe équipe à mes côtés. Mais je me réjouis aussi pour nos joueurs qui ont dit oui à un long tournoi après une saison éreintante dans la LNH. Ils en sortiront grandis.»

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Montembeault: extraordinaire

Élu en compagnie de MacKenzie Weegar et Lawson Crouse parmi les trois meilleurs joueurs de son pays à ce tournoi, Samuel Montembeault a joué un rôle colossal dans cette conquête de l’or. 

Photo AFP
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En sept matchs, Montembeault a terminé avec un dossier de six victoires et un revers, tout en maintenant une microscopique moyenne de 1,42 et un taux d’efficacité de ,938. 

«Sam a été extraordinaire pour nous, a mentionné Tourigny. Il était vraiment bon. Il gagnait les gros matchs, il faisait les arrêts clés et il rassurait tout le monde. Il n’a jamais été nerveux.»

Aux yeux de Tourigny, Montembeault pourrait utiliser ce tournoi comme un tremplin dans sa carrière. 

«Je me souviens d’une conversation de Marc Methot avec un média, et il disait que son expérience au Championnat du monde l’avait changé comme joueur. Il avait réalisé qu’il pouvait jouer contre les meilleurs au monde. Il avait gagné en confiance. Je peux imaginer le même scénario pour Sam. Depuis quelques années, des joueurs comme Andrew Mangiapane, Brandon Hagel, Michael Bunting, Nick Paul et Dylan Cozens ont représenté le Canada au Mondial, et ils sont devenus des joueurs importants dans la LNH après ça.» 

Sur une note personnelle, Tourigny a gagné pour une deuxième fois la médaille d’or (2021 et 2023) au Championnat du monde, mais une première fois dans le rôle d’entraîneur en chef. L’an dernier, dans une position d’adjoint à Claude Julien, il avait perdu 4 à 3 en prolongation dans le match pour l’or contre la Finlande. 

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