Tour de France: Michael Woods prêt à affronter les Pyrénées
«Ça sera dur, mais c’est bon pour moi», a affirmé le cycliste


Jean-François Racine
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Avec un retard de 22 secondes seulement sur le maillot jaune, le Canadien Michael Woods pourrait bien jouer les rabat-joie lors de la 5e étape.
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Le regard déjà tourné vers les Pyrénées, «Rusty» n’avait pas grand-chose d’éclatant à dire sur la balade du jour. Chez Israel-Premier Tech, Corbin Strong a fait à peine mieux que la veille avec une 11e place.
«C’était certainement l’étape la plus facile que j’ai fait dans ma vie. C’était incroyable. Une journée bizarre mais c’est bon pour moi», a expliqué Woods.
Guillaume Boivin a été peu loquace. «Il y a des étapes dures à venir, et personne n’avait trop le goût d’y aller».

Duel attendu
S’il est clair que le duel Pogacar-Vingegaard reprendra quelque part en montagne mercredi, Woods n’a pas l’intention de demeurer en retrait.
Au sommet du troisième et dernier col de la journée, il reste toutefois 18 kilomètres avant la lignée d’arrivée.
«C’est le but. Ça sera dur et la 6e étape aussi, mais c’est bon pour moi.»
En raison des incidents dans les trois derniers kilomètres, l’ensemble des coureurs victimes ont été crédités du temps de leur groupe. Fabio Jakobsen souffre de contusions multiples, alors que Jacopo Guarnieri et Luka Mezgec ont été évacués vers l’hôpital tous deux en raison d’une possible fracture de la clavicule.
«C’était une journée calme où j’ai pu parler avec tous mes amis. De mon côté, je n’avais aucune implication dans le sprint. Il faut discuter parce que c’est long longtemps! J’ai pris ma journée de pause. On va payer double les prochaines étapes», a précisé Hugo Houle, qui a respecté la stratégie des dirigeants de l’équipe.


De beaux souvenirs
Les Pyrénées ont ensoleillé la vie du Québécois l’an dernier et les souvenirs sont encore très récents. «Il y a une opportunité mais parfois, un coureur placé au classement général se glisse dans l’échappée et ça fait tout foirer. On verra.»
Le maillot jaune Adam Yates, coéquipier de Tadej Pogacar, ne se fait pas d’illusions après trois jours en tête de la course. Les écarts sont très minces.
«Cela dépendra de la situation. Je pense que c’est la toute première opportunité pour une échappée. Cela va être une grosse bagarre tout d’abord. Puis il y a les bonifications dans la dernière ascension. Ça va donc être un peu difficile pour moi. Mais on a Tadej dans l’équipe.»
