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Prolongation de contrat de deux ans avec le Canadien: malgré la tempête, Alexandre Texier a continué d’avancer

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-01-14T16:40:34Z
2026-01-14T18:06:14Z

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WASHINGTON | Les jours moroses, les temps gris et les creux de vagues ne sont souvent que temporaires si on continue d’avancer tête baissée dans l’espoir de passer au travers.

Voilà la leçon à tirer de cette prolongation de contrat de deux ans, d’une valeur totale de 5 M$, entre le Canadien et Alexandre Texier, mercredi midi.

Le nouveau Français préféré des Montréalais (après Antoine Roussel) aurait pu simplement s’apitoyer sur son sort au moment où sa carrière faisait du surplace avec les Blues de St. Louis au mois de novembre.

Malheureux comme les pierres, il a convenu de résilier son contrat.

«Je savais que c’était la bonne décision à 100%, car j’avais besoin de jouer au hockey et avoir du plaisir», a raconté l’attaquant lors d’une mêlée de presse avant le départ de l’équipe vers Buffalo.

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Un pas de recul pour mieux avancer.

«On a tiré une bonne leçon de vie comme quoi il n’y a rien de facile et qu’il y a toujours du bon qui arrive si tu fais les bonnes choses, a déclaré l’athlète de 26 ans.

«Ce qui s’est passé, ça m’a rendu plus fort dans la tête et dans mon hockey, a-t-il poursuivi sans entrer dans les détails. Maintenant, je vais de l’avant. Je ne regarde pas derrière. Je sais seulement que ça m’a fait grandir mentalement.»

Un chouchou de la foule

Ce qui lui a également permis de s’épanouir, c’est l’environnement dans lequel il est arrivé chez le Canadien. «Les gars dans le vestiaire, l’organisation, la ville», a-t-il énuméré en soulignant qu’il se sent un peu, beaucoup comme à la maison dans ce coin du globe où on parle français et où la culture se rapproche de celle des Européens.

Il semble que sur la glace, également, il se sent comme à la maison. En 25 rencontres dans l’uniforme bleu-blanc-rouge, il s’est forgé une fiche plus qu’intéressante de 16 points, dont sept buts. Un rythme de production qu’il a rarement soutenu depuis le début de sa carrière.

Ce qui en a rapidement fait un chouchou de la foule. Un effet décuplé depuis ses deux soirées de trois points, la semaine dernière, au Centre Bell.

Certains diront que d’évoluer en compagnie de Cole Caufield et de Nick Suzuki facilite grandement une adaptation et stimule la production. Il est le premier à le reconnaître.

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«Jouer avec eux, ça aide, on ne va pas se le cacher», a-t-il reconnu.

«Mais je peux apporter autre chose, a-t-il ajouté, du même souffle. J’aime bien être utilisé partout, sur n’importe quel trio et dans n’importe quelle situation. Peu importe ce qui se passe, j’essaie de jouer du bon hockey.»

Pari réussi

Selon ce qui circulait au moment où Kent Hughes l’a mis sous contrat, le clan de Texier a refusé des offres plus alléchantes pour se joindre au Tricolore. Un pari qui rapporte aujourd’hui.

«On m’a donné une chance. C’était à moi de la saisir et je l’ai fait, a-t-il lancé. Il y encore beaucoup de chemin à faire. Je ne veux pas m’arrêter là, mais la confiance de l’organisation et celles des coéquipiers, la façon dont ils m’ont tous accueilli...»

Texier n’a pas complété sa réponse, mais on a compris qu’il a trouvé chez le Canadien l’équivalent d’une deuxième famille à un moment où il en avait le plus besoin.

«C’est ici que je me sens bien et c’est ici que je veux jouer. Je suis hyper content d’y être pour ces deux prochaines années.»

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