Tentatives d’assassinat et «plan divin» : deux autres raisons de l'équipe Trump pour attaquer l’Iran

Gabriel Ouimet
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Une mission divine et des tentatives d’assassinat contre Donald Trump : des déclarations faites par le président américain, des membres de son administration ainsi que des hauts gradés de l’armée américaine soulèvent des questions quant aux raisons qui ont motivé les États-Unis à attaquer l’Iran.
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Le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth, a affirmé mercredi que le chef d’une unité ayant tenté de tuer Donald Trump a été « traqué et tué » par les forces armées américaines en Iran.
Le chef du Pentagone a également précisé que les tentatives d’assassinat contre le président n’avaient pas motivé la campagne militaire qui déchire actuellement la République islamique.
« Je l’ai eu avant qu’il ne m’ait eu. Je l’ai eu le premier », avait pourtant lancé Donald Trump en parlant de l’assassinat de l’ayatollah Ali Khamenei dans une entrevue accordée à ABC News.

C’était la première fois que le président évoquait des menaces à son endroit pour justifier la guerre déclenchée par son administration au Moyen-Orient.
Lors de la campagne électorale de 2024, ces menaces ont tenu les services de protection du candidat républicain en alerte pendant plusieurs mois, le forçant à effectuer des changements de dernière minute à ses itinéraires et aux avions utilisés afin de brouiller les pistes de ses déplacements.
La volonté du gouvernement iranien de tuer Donald Trump s’est concrétisée en janvier 2020, quand les États-Unis ont éliminé le général Qasem Soleimani, le commandant de la force Al-Qods, une branche des Gardiens de la révolution chargée des opérations militaires extérieures.
Donald Trump a été la cible de deux tentatives d’assassinats cette année-là.
Bien qu’il n’existe aucune preuve de l’implication de l’Iran dans ces opérations, Donald Trump semble persuadé que le régime islamique en est responsable.
« Ils ont essayé [de me tuer] deux fois », a-t-il répété dimanche.
La guerre contre l’Iran est un « plan de Dieu », selon des militaires
Un groupe américain de défense de la liberté religieuse a affirmé mardi que plus de 200 soldats américains ont enregistré une plainte contre leurs supérieurs pour avoir utilisé une rhétorique chrétienne jugée extrémiste afin de justifier la guerre contre Téhéran.
Des commandants de l’armée auraient ainsi fait référence à des théories religieuses évoquant « la fin des temps » biblique pour motiver les soldats à mener à terme leur mission en Iran.
Des chefs d’unité ont également affirmé avoir eu de la pression pour adopter un discours selon lequel la guerre ferait partie « du plan divin de Dieu », ainsi que des références directes à l’Armageddon et au retour de Jésus, des concepts tirés du Livre de l’apocalypse.
Des officiers ont même indiqué avoir entendu des supérieurs dire que Donald Trump a été contacté par le Messie afin « d’allumer le feu » en Iran, une action censée marquer le début de la bataille finale entre les forces de Dieu et celles du mal dans la tradition biblique.
Le président de la Military Religious Freedom Foudation (MRFF), Mikey Weinstein, a averti que ces plaintes illustrent la montée de l’extrémisme chrétien qu’il observe dans l’armée américaine depuis quelques années.
— Avec la BBC, The Guardian et l’AFP