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Tennis: Novak Djokovic revient sur son statut vaccinal

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Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2023-09-13T21:30:00Z

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Novak Djokovic a remporté au US Open son 24e titre en Grand Chelem. Le total de titres majeurs du Serbe est hallucinant, effarant, époustouflant, mettez-en.

Et historique, aussi, car en raflant cet énième sacre, dimanche aux dépens de Daniil Medvedev, «Djoko» a égalé la marque absolue en simple, celle de Margaret Court Smith. 

Le legs de Djokovic au tennis pourrait toutefois être encore plus grand, n'eût été de la pandémie et de son statut vaccinal, qui l'ont privé de participations aux Internationaux d'Australie et aux Internationaux des États-Unis l'an dernier. 

Deux véhicules des services frontaliers australiens qui transportaient Novak Djokovic jusqu'au centre de détention de Melbourne, en janvier 2022.
Deux véhicules des services frontaliers australiens qui transportaient Novak Djokovic jusqu'au centre de détention de Melbourne, en janvier 2022. Photo AFP

Comme il n'était pas inoculé contre la COVID-19, le recordman n'a pu se rendre à New York en 2022. 

Quelques mois plus tôt, il avait été expulsé de l'Australie à la veille de la première levée du Grand Chelem de la saison, après une détention de plusieurs jours à Melbourne qui avait fait les manchettes. 

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Avant cela, il y avait aussi eu Wimbledon 2020, annulé en raison de la pandémie, qui a sans doute également nui au palmarès de Djokovic, lui qui se plaît tant sur le gazon de Londres.

Difficile, donc, de dissocier «Djokovic», «vaccin» et «COVID-19», puisque le Serbe aurait pu distancier encore plus tôt dans sa carrière les autres membres du légendaire «Big three», étant donné que le corps meurtri de Rafael Nadal pourrait bloquer son compteur à 22 titres majeurs et que Roger Federer, lui, s'est retiré avec 20 trophées dans sa collection. 

Novak Djokovic a célébré son triomphe au US Open devant les fans serbes, à Belgrade, mardi.
Novak Djokovic a célébré son triomphe au US Open devant les fans serbes, à Belgrade, mardi. Photo AFP
Pas un «anti-vaccin»

Le sujet est d'ailleurs revenu sur le tapis depuis son triomphe dans la Grosse Pomme. De passage à l'émission McEnroe's Place d'ESPN+, «Djoko», qui n'est toujours pas inoculé, a dit à l'ancienne vedette américaine John McEnroe n'avoir «jamais été anti-vaccin», malgré son choix de ne pas se faire vacciner.

«J'ai toujours été en faveur de la liberté de choisir, a poursuivi le numéro 1 mondial. Et c'est quelque chose que nous avons vraiment tenu pour acquis.»

«Je n'avais pas l'impression que beaucoup de gens avaient le choix, et c'était ce que je constatais quotidiennement avec tant de gens dans mon pays ou dans le monde.» 

Le «méchant» mais le recordman

Djokovic a souvent dit qu'il avait été catégorisé comme le «méchant» dans cette histoire, notamment par les médias. «Mais je voulais seulement jouer et gagner», a-t-il répété depuis son expulsion de l'Australie, l'an dernier.

Ce statut, le Serbe l'embrasse toutefois de plus en plus, lui qui, après avoir si longtemps semblé chercher l'amour du public, n'hésite plus à le narguer quand il se ligue contre lui, comme à Wimbledon cette année, où il a fait mine d'essuyer des larmes quand la foule soutenait son adversaire. 

Si cette attitude contraste avec la classe légendaire de Federer, ou même celle de Nadal, et qu'elle le fait dégringoler aux yeux de plusieurs dans ce fameux palmarès du «plus grand joueur de l'histoire», il n'en demeure pas moins que c'est lui, le recordman en Grand Chelem. 

Ce palmarès, Djokovic compte bien continuer de l'engraisser en défiant les années qui passent. Son entraîneur, Goran Ivanisevic, a laissé entendre dimanche que son protégé compte rester sur le circuit jusqu'aux Jeux olympiques de Los Angeles, dans cinq ans. Il aura alors... 41 ans. 

Et il aurait donc, en théorie, 19 autres occasions d'enrichir sa collection de trophées majeurs.

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