Temple de la renommée : des discours touchants et un hommage à Patrice Bergeron
Agence QMI
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Les membres de la cuvée 2025 du Temple de la renommée du hockey ont été intronisés lundi à Toronto, en profitant pour remercier plusieurs personnes chères à leur cœur sans qui leur carrière aurait été différente.
Pour Zdeno Chara, le défenseur format géant qui a connu ses meilleures années avec les Bruins de Boston, c’est Patrice Bergeron qui l’a marqué le plus. Celui qui lui a succédé comme capitaine de l’équipe risque de le rejoindre très rapidement au panthéon.
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«J’aimerais remercier Patrice Bergeron. L’un des plus grands leaders et l’une des meilleures personnes que j’ai rencontrées et avec qui j’ai joué. Mon coéquipier de longue date, mon adjoint au capitaine, Bergy, je peux toujours compter sur toi. Tu m’as montré et m’as aidé à devenir un meilleur leader et joueur, mais surtout, une meilleure personne», a expliqué Chara en s’adressant directement au Québécois, qui était présent dans l’assistance.
Le Slovaque est également revenu sur la coupe Stanley de 2011, sur son admiration pour Nicklas Lidstrom et son amour du hockey.
«J’ai tout donné à ce sport et il m’a redonné plus que ce que je n’aurais jamais pu imaginer. Je serai toujours reconnaissant pour cette opportunité. Le hockey est et sera toujours le meilleur sport», a-t-il déclaré.
Des inspirations
Un autre défenseur, Duncan Keith, y est allé d’un discours très personnel ponctué de moments émotifs. Celui qui a remporté trois coupes avec les Blackhawks de Chicago a rendu hommage à ses coéquipiers dans la ville des vents.
Il y est aussi allé d’un plaidoyer envers les défenseurs de plus petite taille, qui comme lui, ont dû travailler deux fois plus fort pour atteindre le circuit Bettman.
«Lorsque ma famille et moi avons déménagé en Colombie-Britannique, j’avais 14 ans. J’étais le nouveau, j’étais petit et mince, et je n’étais pas du tout un espoir connu. Je me suis fait dire d’innombrables fois que j’étais trop petit pour jouer comme défenseur dans la Ligue nationale de hockey, mais de l’entendre m’a encouragé à travailler plus fort», a assuré celui qui a remporté deux fois le trophée Norris.
L’une des trois femmes honorées cette année, Brianna Decker a rappelé aux jeunes filles de ne jamais abandonner. L’Américaine a été l’une des meilleures joueuses offensives de sa génération, mais ce n’est pas ce qu’elle retient de sa carrière.
«Pour tous les jeunes joueurs qui rêvent, non, ce n’est pas à propos du nombre de buts que tu marques ou le nombre de matchs que tu joues. C’est à propos des gens et des relations que tu bâtis. C’est ça, la vraie récompense», a-t-elle lancé.
«Pour terminer, à toutes les jeunes filles, ne laissez personne vous dire qu’une femme ne peut être intronisée au Temple de la renommée», a conclu Decker, soulevant un tonnerre d’applaudissements.
Un duo en or
La Québécoise Danièle Sauvageau a parlé de résilience durant son discours, elle qui a souvent composé avec les refus. Ça ne l’a pas empêchée de devenir entraîneuse, de remporter l’or olympique et de devenir l’une des femmes les plus respectées du hockey.
«Quand mon frère Sylvain et moi voulions aller jouer au hockey organisé, on m'a dit que lui pouvait jouer, mais pas moi. Et la première chose qui m'est venue à l'esprit, c'est : "Comment puis-je aider ?" Ils m'ont répondu : "Tu vois les bouteilles? Tu pourrais les remplir d'eau et les apporter au banc"», a-t-elle raconté.
«Mes parents m’ont appris que lorsqu’une porte se ferme devant toi, tu dois seulement trouver une façon d’entrer quand même», a ajouté celle qui est l’actuelle directrice générale de la Victoire de Montréal.
Sauvageau effectue son entrée au Temple la même année que l’une des joueuses qu’elle a dirigées aux Olympiques de 2002, Jennifer Botteril. Cette dernière a aussi remporté l’or en 2006 et 2010.
«Mon jeu préféré en carrière n’est pas un but, mais une mention d’aide, une passe que j’ai faite durant les Jeux de Vancouver en 2010 dans le match de la médaille d’or pour Marie-Philip Poulin. C’est devenu le but qui a fait la différence, et à ce moment, je voulais être une bonne coéquipière et prendre la meilleure décision pour mettre la table pour mon équipière», a indiqué Botteril, qui est originaire du Manitoba.
Les trois personnes intronisées cette année sont Jack Parker, Alexander Mogilny et Joe Thornton.