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Un autre scandale de dopage dans le monde du tennis: cette fois, c’est l’ancienne numéro un mondiale Iga Swiatek qui est touchée

Iga Swiatek en demi-finale de la Coupe Billie Jean King, le 18 novembre dernier.
Iga Swiatek en demi-finale de la Coupe Billie Jean King, le 18 novembre dernier. Photo AFP
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2024-11-28T14:36:09Z

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Une autre affaire de dopage a ébranlé le monde du tennis, jeudi. L’ancienne numéro un mondiale de la WTA Iga Swiatek a été suspendue un mois pour un contrôle positif à une substance interdite, deux mois seulement après que la suspension du monarque chez les hommes, Jannik Sinner, a été révélée au public.

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L’Agence internationale pour l’intégrité du tennis (ITIA) a annoncé jeudi que la Polonaise avait échoué à un contrôle effectué hors compétition, en août dernier.

De la trimetazidine a alors été retrouvée dans son organisme. Mais dans un communiqué, l’ITIA précise que la thèse de la «contamination à un médicament» a été retenue. «Le degré de faute de la joueuse est le plus faible du spectre», peut-on aussi lire. 

La substance se trouvait dans de la mélatonine que la quadruple championne de Roland-Garros – désormais classée deuxième mondiale – prenait pour des problèmes de sommeil et de décalage horaire. Le médicament était produit et vendu dans sa Pologne natale. 

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Photo AFP
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Huit journées restantes

Étant donné qu’il s’agit, selon l’ITIA, d’un dopage «non intentionnel», Swiatek a été suspendue un mois. Mais elle a déjà purgé en partie sa punition: celle qui a dominé le tennis féminin pendant presque deux ans et demi a raté trois tournois, en septembre et en octobre, dont les épreuves WTA 1000 de Pékin et de Wuhan.

Il ne lui restera que huit jours à purger, jusqu’au 4 décembre, alors que le circuit féminin est présentement sur pause en attendant le début de la prochaine campagne. Cela signifie qu’elle ne pourra s’entraîner durant cette période.

Pour expliquer ses forfaits, la joueuse de 23 ans avait évoqué à l'époque des raisons personnelles. Le 14 octobre, elle a été devancée au sommet de l’échiquier mondial par la Biélorusse Aryna Sabalenka. 

Pour améliorer l'endurance

Mais la Polonaise, cinq fois championne en Grand Chelem, a finalement levé le voile sur les raisons de son absence, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, jeudi, plaidant au passage son innocence. 

«Ce fut un choc pour moi, a-t-elle déclaré au sujet du contrôle positif. Toute cette situation m'a rendue très anxieuse. Au départ, je ne comprenais pas d'où ça pouvait provenir. Je trouvais la situation injuste et les premières semaines ont été chaotiques.»

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La trimetazidine, lorsque consommée en quantité suffisante, peut améliorer l’endurance des athlètes, selon CNN, et c’est la raison pour laquelle elle est prohibée. 

Un à deux ans demandés

Mais à l’instar de Sinner, une épée de Damoclès trône toujours au-dessus de la tête de Swiatek. Elle demeure sous la menace d’un appel du Tribunal arbitral du sport de l’Agence mondiale antidopage (AMA) ou de la Polada, l’agence polonaise antidopage.

L’AMA étudie en ce moment le cas de l’Italien. En mars, le numéro un mondial a été déclaré positif à deux reprises au clostébol, un stéroïde anabolisant. Ce contrôle a été rendu public cinq mois plus tard, à l’aube du US Open, qu’il allait remporter.

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L’Italien avait fait appel de ses suspensions devant l’ITIA, lesquelles avaient été réduites à six jours. Joueur le plus dominant de la dernière saison, sacré notamment champion de deux tournois majeurs, Sinner avait plaidé que la contamination était involontaire et qu'il était innocent. 

Le produit serait entré dans son organisme lors de traitements effectués par son thérapeute du sport. Ce dernier, qui a été congédié depuis, aurait utilisé une crème qui contenait du clostébol afin de soigner une coupure. 

L’AMA, basée à Montréal, demande maintenant à ce que le joueur, lui aussi âgé de 23 ans, soit suspendu d’un à deux ans.

– Avec l’AFP

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