Après l’affaire Jannik Sinner, l’affaire Iga Swiatek fait aussi des mécontents, dont Denis Shapovalov


Jessica Lapinski
Partager
Denis Shapovalov n’a pas mis de temps à réagir à l’annonce de suspension pour dopage qui a frappé l’ancienne numéro 1 mondiale, Iga Swiatek. «Un mois de suspension, eh», a laissé tomber le Canadien sur la plateforme X, jeudi.
• À lire aussi: Un autre scandale de dopage dans le monde du tennis: cette fois, c’est l’ancienne numéro 1 mondiale Iga Swiatek qui est touchée
• À lire aussi: «J’en ai marre»: Denis Shapovalov lance un profond cri du cœur et explique pourquoi il est aussi en voix sur les réseaux sociaux
«Shapo» s’était déjà montré très en voix, en août, quand il a été annoncé que la suspension décernée au roi actuel du tennis masculin, l’Italien Jannik Sinner, avait été réduite. Il s’est d’ailleurs montré très en voix (et en doigts) concernant plusieurs autres enjeux entourant le tennis, dernièrement, comme vous pouvez le lire ici.
1 month ban eh
— Denis Shapovalov (@denis_shapo) November 28, 2024
Il trouve cela injuste
Il avait évoqué sur les réseaux sociaux qu’il existait «deux poids, deux mesures» dans les affaires de dopage qui touchaient le tennis, et que tous les joueurs ne bénéficiaient pas de pareille clémence.
En réponse à un internaute qui lui pointait que n’importe quel athlète, dont lui, pourrait être victime de contamination croisée, l’Ontarien de 25 ans a dit trouver «injuste que des joueurs comme [Simona] Halep écopent de longues suspensions pour des cas similaires».
La Roumaine, elle aussi une ancienne numéro 1 mondiale, n’a pas disputé un seul tournoi entre août 2022 et mars 2024. Halep avait été déclarée positive au Roxadustat, mais en appel, le Tribunal arbitral du sport avait réduit sa suspension de quatre ans à neuf mois.
Une joueuse s’inquiète de la corruption
Shapovalov, 56e mondial, a aussi déploré la suspension de 18 mois infligée au Suédois Mikael Ymer. Ce dernier n’a pas été déclaré positif, mais il a été contraint à se tenir loin du circuit pour avoir raté trois contrôles antidopage hors tournois en un an.
«Je suis content que ça change, parce que les règles sont injustes. Mais des gars comme Ymer sont toujours suspendus même sans avoir été déclarés positifs», a pointé le Canadien.
La Britannique Tara Moore s’est pour sa part demandé pourquoi «personne n’investiguait sérieusement au sujet de la corruption des organisations qui nous gouvernent».
Moore a échoué à un contrôle antidopage en juin 2022. Plaidant elle aussi la contamination, disant avoir été infectée par de la viande qu’elle avait consommée pendant un tournoi, la joueuse qui a été 145e en simple a attendu 18 mois pour voir son appel être accepté.