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Sur fond de tensions politiques: les États-Unis et le Danemark s’affronteront au hockey masculin lors des Jeux olympiques à la Saint-Valentin

Photo Martin Chevalier

Jessica Lapinski et Kevin Dubé

2026-01-21T20:30:00Z

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Les États-Unis et le Danemark s’affronteront sur la glace aux Jeux olympiques de Milan-Cortina le jour de la Saint-Valentin. Un match qui risque de se dérouler sur fond de tensions politiques, après que le président américain, Donald Trump, ait manifesté son désir d’acquérir le Groenland, un territoire danois semi-autonome.

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Le face-à-face rappelle celui survenu un an plus tôt, presque jour pour jour, entre le Canada et ces mêmes États-Unis à la Confrontation des 4 nations. 

Le 15 février 2024, les deux pays s’étaient fait face au Centre Bell, au moment où la Maison-Blanche menaçait son voisin du nord d’imposer d’importants tarifs douaniers. 

Et déjà à l’époque, le président Trump parlait ouvertement de faire du Canada le 51e État américain. 

La scène a marqué l’imaginaire: d’abord, l’hymne national américain avait été copieusement hué, puis sur la glace, les esprits s’étaient rapidement échauffés. 

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Trois bagarres avaient éclaté en l’espace de neuf secondes, dès l’entame du match préliminaire ultimement remporté par les États-Unis, 3 à 1. 

Dur d’imaginer pareil scénario à Milan, toutefois. Dans le tournoi olympique, sanctionné par la Fédération internationale de hockey sur glace (FIHG), les bagarres sont proscrites. Elles entraînent une éjection du match et une suspension. 

Les favoris contre les négligés

Les Américains, vaincus en finale par le Canada à la Confrontation des 4 nations, comptent parmi les grands favoris pour enlever l’or olympique. 

Quant aux Danois, ils en seront à une deuxième participation aux Jeux, chez les hommes. Du côté féminin, le Danemark n’est pas qualifié. 

Si la formation américaine est composée entièrement de joueurs évoluant dans la LNH – qui fera son retour aux Jeux, auxquels elle n’avait pas participé depuis 2014 –, celle du Danemark comporte six porte-couleurs d’équipes de la Ligue nationale, dont l’ancien du Canadien Lars Eller, désormais un joueur des Sénateurs d’Ottawa. 

Le hockey olympique n’est pas exempt de moments à saveur politique. L’exemple le plus probant demeure le fameux «Miracle sur glace», la victoire des États-Unis sur l’ultra puissante Union soviétique aux Jeux olympiques de Lake Placid, en 1980, sur fond de Guerre froide. 

La début d'accord annoncé mercredi après-midi, par Donald Trump, risque de faire baisser le chauffage, même si la situation semble avoir des rebondissements chaque jour. 

Le président de la FIHG ne craint pas pour les débordements

Malgré les tensions internationales qui, à moins d’un règlement complet au sujet du Groenland d’ici au début des Jeux olympiques, devraient être encore présentes lors de ce duel, le président de la FIHG, Luc Tardif, ne craint pas que cette rencontre soit le théâtre de débordements.

«C’est certain qu’il va y avoir une certaine ébullition. Par contre, le sport va prendre sa place. Les Olympiques, c’est un contexte un peu différent. Les joueurs de la LNH n’y sont pas en tant que professionnels, mais en tant que membres d’une délégation, et ce qu’ils veulent, c’est la fierté de représenter leur pays dans une manifestation sportive d’envergure comme les Jeux olympiques. On va s’assurer qu’il n’y ait pas de tension. Est-ce qu’il y aura des manifestations dans les gradins? Peut-être au début, mais je ne crois pas que ça prendra des proportions qui nuiront à la bonne évolution des matchs.»

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