À l'approche de Jeux olympiques sous fond de tension internationale: trois fois où Donald Trump a eu un impact sur le sport mondial


Jessica Lapinski
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Les États-Unis ont fait face dans les derniers jours à une demande de bannissement de leurs athlètes des prochains Jeux olympiques d’hiver, qui s’amorceront le 6 février à Milan-Cortina. La demande, déposée après l’intervention militaire au Venezuela, a été rejetée par le Comité olympique international (CIO).
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Ce dernier a cité «la réalité complexe» qu’il doit gérer, dans une déclaration transmise à Fox News au cours des derniers jours.
«[LE CIO] doit composer avec le contexte politique actuel et les derniers développements internationaux, était-il aussi écrit. [...] La capacité de rassembler les athlètes, d'où qu'ils viennent, est fondamentale pour l'avenir d'un sport véritablement mondial, fondé sur des valeurs, et porteur d’espoir pour le monde.»
Ce n'est toutefois pas la première fois que des gestes posés par l'administration Trump ont un impact potentiel sur le sport international.
1. Les visas pour les événements sportifs
Les citoyens de plusieurs pays - dont l'Iran ou Haïti - sont interdits d'entrée aux États-Unis. Une situation qui inquiétait à l'approche de la Coupe du monde de soccer, qui sera tenue en grande partie au pays de Trump cet été, car ces deux nations sont qualifiées. Le président a toutefois accepté que les athlètes et l'entourage sportif se déplacent en sol américain, mais pour l'instant, les spectateurs sont encore bannis.
Une politique semblable, implantée en 2017, lors du premier mandat de Trump, avait aussi inquiété le monde du sport. À l'époque, des joueurs de la NBA, de la MLS et des athlètes olympiques craignaient des refus d’entrée.
2. Des craintes pour les droits de la personne
En décembre dernier, l'organisme Humans Right Watch a fait parvenir une lettre à la FIFA, lui demandant avec insistance de veiller à ce que les États-Unis «respectent les droits des supporters, des joueurs, des employés, des journalistes et des communautés locales» durant la Coupe du monde de soccer.
«À 200 jours du coup d'envoi, l'escalade des attaques contre les immigrants aux États-Unis, l'annulation par la FIFA de ses messages contre la discrimination et les menaces qui pèsent sur la liberté de la presse et les droits des manifestants pacifiques laissent présager un tournoi qui prend une mauvaise tournure», peut-on lire sur le site de l'organisme.
3. Des pressions pour le vote sur la Coupe du monde
En 2018, à deux mois du vote pour désigner le pays hôte de la Coupe du monde de soccer 2026, Donald Trump a publiquement fait pression sur des pays alliés afin qu'ils soutiennent la candidature conjointe des États-Unis, du Canada et du Mexique.
«Les États-Unis ont présenté une candidature SOLIDE avec le Canada et le Mexique pour la Coupe du monde 2026, pouvait-on lire sur le réseau social qui s'appelait alors Twitter. Il serait regrettable que des pays que nous soutenons toujours fassent pression contre la candidature américaine.»
«Pourquoi devrions-nous soutenir ces pays s'ils ne nous soutiennent pas [y compris aux Nations unies]?»
Par la suite, la FIFA a dû rappeler, dans une déclaration à l'agence Reuters, que ses directives officielles interdisent «toute influence politique susceptible de nuire à l'intégrité du processus de candidature et d'exercer une influence indue sur celui-ci».