Tournoi pee-wee de Québec: Steve Bernier est devenu papa de hockeyeurs à temps plein après plus de 600 matchs dans la LNH

Jessica Lapinski
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Quand il était jeune et déjà fou de hockey, Steve Bernier se faisait répéter par ses parents qu'il fallait beaucoup de sacrifices et de temps pour élever un hockeyeur. Il est aujourd'hui à même de le constater, car il occupe lui-même sa retraite sportive en étant un «hockey dad» à temps plein.
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Et ce rôle, même s'il reconnaît à son tour qu'il est exigeant, est loin de déplaire à l'ancien attaquant de Québec, qui aura, au fil de ses 637 matchs dans la LNH, porté l'uniforme des Sharks, des Sabres, des Canucks, des Devils et des Islanders.
Rencontré dans le corridor du Centre Vidéotron qui menait au vestiaire des Noroit Gouverneurs 2, Bernier était fébrile à une heure du premier match de l'équipe au Tournoi pee-wee de Québec, où ils affrontaient les Béliers de la Suisse romande.
«Je suis sûrement plus nerveux que les gars qui vont sauter sur la glace!» a-t-il lancé avec le sourire.

Le sourire des enfants
Bernier est l'un des entraîneurs adjoints de l'équipe qui évolue dans la classe AA et pour laquelle joue son aîné, Henri-Louis. Il dirige aussi le club de son plus jeune, Elliott-James.
«Maintenant que je suis dans les mêmes souliers que mes parents, là je réalise que c'est énormément de temps, de transport, de tournois, affirme-t-il. Mais hé, les jeunes ont le sourire dans le visage, et c'est ça qui est le fun. Et moi aussi, je m'amuse vraiment.»

Bernier ne dirige d'ailleurs pas seulement ses deux garçons: il est aussi impliqué auprès des Wildcats de Moncton, l'équipe avec laquelle il a connu une saison de 101 points à sa deuxième campagne dans la LHJMQ.
En optant pour l'instant pour cette après-carrière, le jeune retraité de 38 ans (il a accroché ses patins en 2020) permet du même coup à sa conjointe, Anne-Sophie Letarte, de se vouer à sa profession d'avocate.
Ce qu'elle n'avait pu faire quand lui jouait aux États-Unis, explique-t-il, puisque les prérequis pour pratiquer le droit sont différents au sud de la frontière.
Souvenir d'une mononucléose
Le choix de premier tour des Sharks en 2003 a vécu deux fois le Tournoi pee-wee quand il était joueur. Il l'avait disputé sous les couleurs des Citadelles de Québec, en 1998, avant de devoir regarder ses coéquipiers des petits Remparts depuis le banc de son équipe, l'année suivante.

Atteint cette saison-là d'une mononucléose, Bernier avait dû rater huit mois d'activité, dont le tournoi le plus attendu de l'année par les jeunes de son âge.
Il n'y avait plus remis les pieds depuis. Mais il a reconnu avoir revécu des moments «spéciaux» de son enfance en rentrant dans le Centre Vidéotron mercredi (même si, à son époque, c'était au Colisée que les premiers matchs étaient joués).
«Moi je viens de Québec, alors avant même que j'y joue, mes parents m'y amenaient, raconte-t-il en souriant. Le minihockey dans le corridor... c'était vraiment plaisant. J'ai retrouvé un peu le feeling que j'avais quand j'étais petit.»