Aidé par Kyle Beach, Stan Bowman est engagé par les Oilers

Agence QMI
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Avant d’accepter le poste de directeur général des Oilers d’Edmonton, Stan Bowman a communiqué maintes fois avec Kyle Beach et c’est avec humilité et un bon pas de recul qu’il s’est offert ce deuxième départ dans la Ligue nationale de hockey (LNH).
Le natif de Montréal a été sanctionné relativement au scandale impliquant l’ex-responsable de la vidéo des Blackhawks de Chicago Brad Aldrich, qui aurait agressé sexuellement un joueur, Kyle Beach, en 2010, année durant laquelle Chicago a remporté la coupe Stanley.
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À l’image de l’entraîneur-chef Joel Quenneville et du vice-président des opérations hockey Al MacIsaac, il s’est retrouvé sur la voie d’évitement en 2021, après que l’histoire eut éclaté au grand jour. Âgé de 51 ans, Stan Bowman a vu le circuit mettre fin à sa pénitence quand celui-ci a annoncé le 1er juillet qu’il allait être admissible à un retour au travail dès le 10 juillet.
«J’ai appelé Kyle la nuit dernière pour le prévenir de ce qui se passait aujourd’hui. Nous avons eu une agréable conversation. Nous avons parlé pendant 15 minutes. Je vais vous épargner les détails, mais c’était une discussion très encourageante», a-t-il confié en conférence de presse.
Bowman et Beach ont rétabli le contact grâce à l’intervention de Sheldon Kennedy et du Groupe Respect. Le DG a beaucoup appris et a eu l’occasion de créer une nouvelle relation avec l’ancien espoir des Hawks.
«Lorsque j’ai quitté les Blackhawks, j’ai contacté Kyle, mais je n’ai pas eu de réponse, a-t-il expliqué. J’ai compris que c’était un moment difficile. Quelques mois plus tard, j’ai commencé à travailler avec Sheldon et il a fini par me demander si j’avais parlé à Kyle Beach.»
Contact rétabli
Kennedy lui a dit de lui laisser le temps de laisser l’eau passer sous les ponts, mais de considérer lui renvoyer un message en temps et lieu. C’est ce que Bowman a fait.
«La deuxième fois, il a répondu à mon texto et m’a dit qu’il était disposé à parler. Je ne savais pas comment me préparer à cet appel, je ne savais pas s’il serait long. Mon but était de m’excuser et de lui dire que je compatissais avec tout ce qu’il a vécu. La discussion a finalement duré 90 minutes et nous avons couvert divers sujets», a-t-il raconté.
Il y a environ un an, Bowman a même eu l’occasion de travailler avec Beach dans le cadre d’une intervention du Groupe Respect avec l’équipe de l’Université Trinity Western, dont il est entraîneur adjoint. Ils ont gardé le contact depuis.
«Je l’ai directement dit à Kyle Beach : ma réponse a été inadéquate en 2010. Je n’ai pas géré les choses de la bonne façon. J’aurais dû en faire plus. C’est quelque chose que je regrette et j’ai essayé d’y réfléchir et d’en apprendre», a-t-il confié.
«Je peux vous dire avec certitude que ce genre de situation ne se passera jamais plus sous ma surveillance», a assuré Bowman.
«Il était mon homme»
Sachant très bien que les amateurs des Oilers pourraient réagir assez fortement à cette embauche, Jeff Jackson a néanmoins indiqué qu’il n’aurait pas choisi Bowman «sans qu’il ait effectué tout ce travail».
Le président et chef de la direction s’est dit heureux d’accueillir un homme qui rendra l’organisation meilleure à plusieurs niveaux.
«J’ai passé plusieurs semaines à interviewer d’excellents candidats de partout à travers la ligue, mais j’avais toujours en tête l’expérience et le succès à Chicago, avec trois victoires de la coupe, de Stan. Il a beaucoup appris sur la façon de faire une différence dans la culture du hockey. Il était mon homme», a-t-il déclaré.
Le fils du légendaire entraîneur Scotty Bowman remplacera donc Ken Holland, qui a confirmé à l’organisation albertaine à la fin juin son départ à l’échéance de son contrat.
«Pour revenir sur le hockey, j’ai suivi comme plusieurs le parcours des Oilers en saison régulière et en séries, a mentionné Stan Bowman. Ce n’était pas la conclusion que nous voulions, à un match près, mais c’était impressionnant à voir. J’ai été stupéfié par l’excitation des partisans. Il s’agit sans aucun doute des meilleurs partisans de toute la ligue.»
À Edmonton, les Oilers ont baissé pavillon en sept matchs devant les Panthers de la Floride en finale cette année. Holland a agi comme DG à partir de mai 2019 et a aidé l’équipe à atteindre le carré d’as des éliminatoires à deux reprises.