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Stade olympique: «Il va y avoir des dépenses additionnelles», admet Pierre Fitzgibbon

Le ministre de l’Économie n’a jamais revu les chiffres du ministère du Tourisme sur les retombées économiques

Photo d'archives
Photo portrait de Anouk Lebel

Anouk Lebel

2024-04-17T21:03:47Z

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Québec prévoit dépenser plus que les 870 M$ annoncés pour le nouveau toit, en vue de refaire une beauté au Stade olympique, a admis le ministre l’Économie mercredi.

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«Il va y avoir des dépenses additionnelles pour l’intérieur, c’est sûr», a signalé Pierre Fitzgibbon à l’étude des crédits des Affaires municipales et de l’Habitation.

Le ministre de l’Économie, qui est aussi responsable de la Métropole, a reconnu que le toit serait le «point de départ» d’autres dépenses, entre autres pour la maintenance, dont il n’a pas révélé l’ampleur. 

Capture d'écran d'une vidéo de l'Assemblée nationale
Capture d'écran d'une vidéo de l'Assemblée nationale

En février, le gouvernement caquiste annonçait vouloir régler une fois pour toutes le dossier du Stade avec le nouveau toit qui devrait être complété d’ici 2027.

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Peu après l’annonce, des experts interrogés par Le Journal avaient prévenu qu’il ne pourrait s’agir que d’un prélude à d’autres travaux de plusieurs centaines de millions de dollars, pour corriger l’acoustique et maintenir l’ouvrage de béton en bonne santé. 

Fitzgibbon n’a pas vu les chiffres

Dans ce contexte, la porte-parole de l’opposition officielle pour la Métropole, Filomena Rotiroti, s’inquiétait de savoir si les Québécois rentreront dans leur argent.

Elle a demandé au ministre Fitzgibbon s’il faisait confiance aux chiffres avancés par sa collègue du Tourisme pour ce qui est des retombées économiques.

La ministre Caroline Proulx estime qu’avec le remplacement du toit, elles passeront de 68 à 150 millions de dollars par an, pour atteindre 1,5 milliard de dollars sur dix ans.

«C’est elle qui a piloté le dossier jusqu’au bout, je la poussais à aller plus vite. [...] Je n’ai pas revu ces chiffres-là. J’étais satisfait que le gouvernement puisse régler une fois pour toutes la pérennité du Stade olympique», a admis le ministre. 

La destruction n’était pas une option

«J’étais un grand promoteur de [sic] faire quelque chose avec le Stade olympique», a affirmé M. Fitzgibbon, pour qui la destruction n’était tout simplement pas une option.

«Même si on avait dit qu’à long terme ce serait économiquement mieux pour les Québécois, j’aurais dit non à ça», a-t-il ajouté.

Il s’est fié aux chiffres que sa collègue a présentés au conseil des ministres pour donner son approbation au projet, sans demander à voir les études.

«C’est sûr qu’il y a du travail qui a été fait. Ils n’ont pas inventé ces chiffres-là. Mais les documents, je ne les ai pas vus», a-t-il dit.

La saga du toit du Stade olympique dure depuis 40 ans.

Après son inauguration sans toit en 1976, deux tentatives se sont avérées désastreuses, en 1987 et en 1999. 

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