«Spinning Out Tour»: Mika livre un spectacle mémorable à la Place Bell


Frédérique De Simone
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Mika a transformé la Place Bell en immense fête printanière, lundi soir, avec son Spinning Out Tour.
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La star internationale, qui n’avait pas foulé les planches québécoises depuis 2022, a présenté à ses fans un spectacle mémorable, aussi enivrant qu’exaltant, à son image, mais surtout à la hauteur de son talent.

Accueilli dans un chahut, l’artiste de 42 ans a principalement présenté les titres de son projet électro-pop Hyperlove, enregistré en partie à Montréal et paru à la fin janvier.
« Quel bonheur de faire la fête dans la ville où ces chansons ont été enregistrées. Montréal, ma ville préférée en Amérique du Nord, fait aussi partie de mon processus de création depuis plus de 15 ans », a-t-il lancé à la foule lavalloise avant d’enchaîner avec Modern Times puis Eleven.

Il n’a également pas passé sous silence les immenses succès qui ont contribué à le faire connaître, comme Relax (Take It Easy), Lollipop, Elle me dit et Grace Kelly, qu’il a insérées ici et là dans son programme. Ces morceaux, immanquablement les préférés du public, ont à tout coup déclenché des explosions de joie collective, en plus de transformer l’amphithéâtre du Rocket en salle de danse géante.
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Le chanteur libano-américano-anglais est également descendu dans la foule pour interpréter Big Girl (You Are Beautiful), se promenant à travers le parterre puis grimpant d’une vingtaine de niveaux pour rejoindre les spectateurs au fond de la salle. À son retour sur scène, il a chaudement été applaudi par la foule, comme si cette dernière le remerciait pour cette essoufflante dose d’amour.

« L’énergie et l’espoir, je les tire de vous. [...] La première arène que j’ai faite dans le monde, c’était à Montréal. Si je suis ici encore aujourd’hui : I blame it on you », a soutenu Mika, lundi soir.
Reconnu pour son exubérance et ses mises en scène éclatées, l’ancien directeur artistique de Star Académie n’a pas fait exception avec ce spectacle qui parcourt actuellement les salles d’Amérique du Nord.

La tombée du rideau a dévoilé, sur le coup de 20 h 20, une scénographie bien pensée, s’étendant d’un pôle à l’autre de la scène. Des roues géantes, rappelant l’univers du film Les Temps modernes de Charlie Chaplin, habitaient le décor et servaient aux jeux de lumière, tandis qu’un piano blanc garni de lumières clignotantes trônait au centre de cette scène qui ne paraissait pas si grande.
Mika a pour sa part lui-même enchaîné les nombreux changements de costume, passant du bleu au rose, de la veste à franges à la camisole. Il a d’ailleurs gardé son maillot des Canadiens de Montréal pour le rappel.
Malgré ses nombreuses interactions avec le public et ses déclarations d’amour à Montréal répétées, louant ses couleurs et ses saveurs, le rythme effréné du spectacle a laissé peu de place au recueillement ou aux moments très intimes seul à seul avec le chanteur.