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Sophie Lorain dresse son bilan après un an de cohabitation avec Alexis Durand-Brault

Marjolaine Simard

2026-03-19T10:00:00Z

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Sophie Lorain était heureuse de retrouver la distribution de MR BIG pour le tournage de la deuxième saison, entourée de comédiens de grand talent et marquée par l’arrivée remarquée de Pierre-Yves Cardinal dans le rôle de Jeff Sauvageau. Elle nous parle de cette nouvelle aventure qu’elle a façonnée avec son équipe et son conjoint, le réalisateur Alexis Durand-Brault, dont elle partage le quotidien depuis longtemps et avec qui elle vit sous le même toit depuis un an.

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On se parle aujourd’hui de la deuxième saison. Le succès de la série a-t-il ,dépassé vos attentes ?

Vraiment, oui ! Au-delà de nos espérances. On se demandait sincèrement si les gens allaient embarquer, parce que la signature de la série est très différente de ce qu’on voit habituellement dans les séries policières. On savait qu’on proposait autre chose. Avec la première saison, on voulait marier une direction artistique un peu flyée, une direction photo et une mise en scène aussi flyées, avec des textes basés sur des faits, des cas graves, mais traités avec de l’humour et beaucoup de divertissement. Le but, c’était vraiment de sortir des sentiers battus, d’offrir une autre couleur. On avait déjà fait du lourd, du glauque, notamment avec Portrait-robot. Là, on allait complètement ailleurs et c’était un risque.

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Patrick Seguin / TVA Publications
Patrick Seguin / TVA Publications

Qu’est-ce que ce succès vous a permis de faire pour la saison deux ?

Ça nous a donné plus de marge de manœuvre. Clairement. Cette année, on se permet d’aller encore plus loin. On fait des choses plus flyées. On touche à des univers comme la boxe, le football, la taxidermie. On se promène même en avion. On a poussé les situations encore plus loin, avec des personnages encore plus colorés et beaucoup de comédiens invités. On voulait se renouveler, parce que la pression après une première saison qui marche est réelle. On s’est assis et on s’est demandé comment faire quelque chose de nouveau, comment éviter que les gens se disent : « Ah, on sait comment ça va se passer ! »

Patrick Seguin / TVA Publications
Patrick Seguin / TVA Publications

Quand vous avez su que François Arnaud ne pouvait camper son rôle pour ce deuxième opus, j’imagine qu’il y a eu un petit deuil à faire ?

On le savait déjà un peu. On s’en doutait beaucoup, parce que François avait accepté la première saison dans un contexte très particulier. Tout s’est fait très vite pour nous à cette époque, parce qu’on a eu un feu vert de production rapide. Il a donc fallu construire l’équipe à toute vitesse, autant derrière la caméra qu’au casting. On se doutait que, selon son horaire, ça risquait de ne pas fonctionner pour la deuxième saison. À l’époque, on avait même approché Pierre-Yves Cardinal, mais lui aussi avait des conflits d’horaire pour la première année. Quand la saison deux s’est confirmée, on l’a appelé tout de suite. Il a dit oui, go !

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Le public ne perd pas au change...

Exactement. Ce sont deux formidables acteurs. Tous les deux très connus, tous les deux très beaux aussi ! (rires) Honnêtement, je pense que personne ne sort perdant de cette situation. Et pour nous, ça nous permettait aussi de nous laisser aller dans la création, d’avoir de nouvelles idées, de renouveler l’énergie.

Avec Alexis, tu es très impliquée avec les auteurs...

Oui. Alexis a beaucoup écrit cette année. De mon côté, j’ai coécrit avec Marie-Hélène Lafortune, qui est la créatrice originale de MR BIG. On a beaucoup jasé, cherché des situations toujours un peu plus rocambolesques les unes que les autres. C’était vraiment stimulant.

Patrick Seguin / TVA Publications
Patrick Seguin / TVA Publications

On a aussi aimé que vous incluiez un nouveau visage dès la première saison de la série, notamment Véronique Perron...

J’aime quand les producteurs prennent ce genre de risque, parce qu’on a besoin de voir émerger de nouveaux talents. Véronique, c’est une grande actrice. Elle va prendre de plus en plus de place dans le paysage télévisuel, cinématographique et théâtral, je n’en doute pas une seconde. Pour nous, c’était important d’introduire du sang neuf, de nouvelles énergies, de nouvelles têtes.

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Patrick Seguin / TVA Publications
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Et, côté personnel, on a vu Alexis te taquiner tout à l’heure avec l’idée d’un mariage. Est-ce que ce projet est dans l’air ?

Non. Je ne suis pas du genre à me marier. Ça a l’air important pour lui, mais c’est important pour moi... de ne pas me marier. (rires)

Quand on s’est parlé l’an dernier, Alexis et toi aviez emménagé ensemble pour la première fois après de nombreuses années de relation amoureuse. Un an plus tard, où en êtes-vous ?

Il n’y a pas grand-chose de neuf sous le soleil ! (rires) On se connaît depuis de nombreuses années. Peut-être que de vivre ensemble permet de régler certaines affaires plus vite. On essaie surtout de se garder divertis l’un et l’autre. Je ne cuisine pas, Alexis pallie un peu, mais comme autrefois, on continue de manger au restaurant même en vivant ensemble. (rires) Chose certaine, ce métier-là, c’est exigeant. On n’a pas encore fait d’opération à cœur ouvert, mais brasser de la création, trouver des idées, les amener à terme, les amener sur vos écrans, c’est beaucoup de travail, même si ça peut sembler facile vu de l’extérieur. Notre vie est beaucoup faite de cela, qu’on vive ensemble ou non.

Pour terminer, y a-t-il d’autres projets dont tu as envie de parler ?

Il y en a beaucoup dont je vous parlerais volontiers, mais ils sont tous en développement en ce moment. Je préfère ne pas m’avancer sur des choses que je ne pourrai pas mener à terme. Mais il y a de beaux projets qui s’en viennent, vraiment.

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