Tous les résultats
Publicité

«MR BIG»: Bien qu’il rayonne en France, Pierre-Yves Cardinal savoure le bonheur de tourner près de ses enfants

La première saison de MR BIG est disponible sur illico+

Marjolaine Simard

2025-12-04T11:00:00Z

Partager

Quand François Arnaud a annoncé qu’il ne pourrait reprendre le rôle de Jean-François Sauvageau «Jeff » dans MR BIG, c’est Pierre-Yves Cardinal qui a enfilé les chaussures de l’enquêteur. Et dès les premières scènes, la magie a opéré. En plein tournage, au milieu d’une équipe qu’il adore, le comédien rayonne. Celui qui a séduit le public français dans les films Tom à la ferme et Simple comme Sylvain reste avant tout un acteur profondément québécois, attaché à ses racines et à ses filles, qu’il ne souhaite jamais quitter longtemps.

• À lire aussi: Pierre-Yves Cardinal donne des détails sur la prochaine saison de «MR BIG»

• À lire aussi: «MR BIG»: Geneviève Schmidt décroche un rôle dans la deuxième saison

• À lire aussi: Première photo de Pierre-Yves Cardinal dans «MR BIG», en remplacement de François Arnaud

Quand on t’a proposé de reprendre le rôle de Jeff, incarné à l’origine par François Arnaud, as-tu accepté tout de suite?

Quand le projets s'est présenté à moi, je peux dire que ç’a été un choix déchirant, parce que j'avais reçu une autre proposition super intéressante. Je devais choisir. J’ai finalement dit oui à MR BIG et, contre toute attente, l’autre tournage a été déplacé, ce qui m’a permis de faire les deux. J’ai vécu un petit deuil pour rien. (rires) Donc, au final, tout s’est bien aligné pour moi.

Publicité

Dominic Gouin / TVA Publications
Dominic Gouin / TVA Publications

Quel était cet autre projet?

C’est un film de Pierre Menahem, dont le titre, ou du moins, le titre provisoire est Demande à la montagne. On a tourné cet été dans les Alpes. Une expérience extraordinaire! C’était complètement fou. Mais c’est important pour moi de continuer à travailler ici, au Québec. J’ai deux filles, Clara et Romy, et je veux être présent dans leur vie. Alors, dès que je tourne à l’étranger, je reviens à la maison dès que possible. J’aime profondément mon métier, mais je veux avant tout rester un acteur québécois, ancré ici, proche de ma famille et de ma culture.

PHOTO FOURNIE PAR IMMINA FILMS
PHOTO FOURNIE PAR IMMINA FILMS

Tu dois pourtant recevoir beaucoup d’offres à l’étranger depuis tes films Tom à la ferme et Simple comme Sylvain...

C’est vrai que Simple comme Sylvain m’a donné un bel élan. Le film de Monia Chokri a eu un écho formidable, et ça a même ravivé la curiosité des Français pour Tom à la ferme, de Xavier Dolan, parce que les gens veulent revoir l’acteur qui a joué Sylvain. En France, j’ai eu la chance de tourner trois projets de grande qualité depuis. Vivre dans une autre culture, c’est enrichissant. Mais pour ce qui est des horaires et de la distance, ce n’est pas simple, encore moins quand on est père.

Publicité

Patrick Seguin / TVA Publications
Patrick Seguin / TVA Publications

Connaissais-tu déjà plusieurs comédiens de MR BIG?

Oui, presque tout le monde! J’avais très envie de retrouver cette gang. Ce que j’aime de cette série, c’est qu’elle ne cherche pas le réalisme à tout prix. Au Québec, on a souvent cette obsession du réalisme pur, et ça fait du bien de s’en échapper un peu. Ici, on s’amuse, on assume la part d’humour et d’exagération, tout en restant fidèle à l’univers de l’infiltration. C’est une ébullition artistique! Les artistes invités me disent souvent qu’ils n’ont pas eu autant de plaisir à tourner depuis longtemps.

As-tu parlé à François Arnaud avant de reprendre le rôle?

Oui, on s’est rencontrés, il m’a donné quelques repères, tout comme le réalisateur Alexis Durand-Brault. À la première lecture, je me suis dit: «Mon dieu, c’est donc bien écrit! » On explore plein de milieux différents, c’est super riche. Je ne me suis jamais dit que j’allais copier François. On n’a pas la même énergie. Par contre, on a à peu près le même gabarit, alors j’ai pu porter ses costumes! J’ai juste pris les vêtements sur le support, sans trop me casser la tête. (rires)

Publicité

À la fin de la première saison, Jeff se retrouvait dans une situation explosive avec sa femme. Comment va-t-il s’en sortir?

Il va vivre les conséquences de tout ça, c’est certain. Sa vie personnelle a subi quelques cassures entre les deux saisons, mais on va le découvrir plus au travail que dans sa vie intime. Cette saison, on plonge davantage dans la vie intime de certains de ses collègues, et je peux vous dire que les intrigues sont vraiment relevées.

Photo Agence QMI, JOËL LEMAY
Photo Agence QMI, JOËL LEMAY

Le tournage était-il exigeant physiquement?

Pas tant que ça. Vous savez, j’ai joué Jean Béliveau, alors niveau défi physique, je suis prêt à tout! Dans la série Béliveau, je faisais des journées de 20 heures sur la glace. Après ça, plus grand-chose ne m’ébranle. Sur MR BIG, il y a des journées intenses et d’autres plus tranquilles, surtout quand on tourne au QG comme aujourd'hui. On est souvent cinq ou six sur le plateau, donc la charge se partage bien. Je n’ai jamais senti que je portais la série sur mes épaules.

Patrick Seguin / TVA Publications
Patrick Seguin / TVA Publications

Publicité

Ton rôle dans Simple comme Sylvain a beaucoup touché le public. D’où vient ton inspiration pour ce personnage?

J’ai grandi avec des gens comme Sylvain. Des gens vrais, connectés à la nature, dans le concret, pas dans l’intellectualisme. Pas moins intelligents, mais dans une autre forme de savoir. Quand j’étais petit, on passait nos étés au chalet à Saint-Adolphe-d’Howard. Il y avait des gars du coin qui venaient donner un coup de main, des gens qui vivaient là à l’année. Ces âmes-là m’ont marqué. Elles font partie de moi, et je crois que c’est à elles que je rends hommage à travers Sylvain.

À voir aussi:

Publicité
Publicité