Son ampoule au pied cachait un cancer de la peau
Un sexagénaire de Drummondville est en rémission d'un mélanome, après une opération, de la radiothérapie et de l'immunothérapie


Hugo Duchaine
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Un homme qui croyait avoir une banale ampoule entre deux orteils était plutôt atteint d’un mélanome qui gangrenait son pied.
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« Un mélanome, je ne savais même pas ce que c’était », lance François Bouffard, un enseignant à la retraite de 62 ans, aujourd’hui en rémission.
À l’automne 2024, il croyait avoir une simple ampoule sur le pied. « Mais ça piquait toujours de plus en plus et je me grattais », se souvient le résident de Drummondville.
Personne de son entourage ne pouvait deviner ce qu’il avait. Il a finalement consulté un médecin, qui l’ignorait lui aussi.
Ce dernier l’a référé à un podiatre, qui a fait une biopsie de la petite plaie. Puis, le verdict est tombé : un mélanome, soit un cancer de la peau, de stade avancé.
Tout retirer
Il a été soigné au Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM). La tumeur devait d’abord être retirée en grattant plusieurs centimètres de peau de son pied.
Des cellules cancéreuses s’étaient incrustées et le chirurgien lui a proposé d’amputer deux orteils et une partie de son pied pour l’éliminer.

Heureusement, une oncologue lui a proposé un plan B. Après une greffe de peau sur son pied, il a plutôt subi 25 jours de radiothérapie pour éliminer les dernières cellules malsaines.
« Ça faisait mal, ça chauffait », dit-il, à propos des traitements. Ensuite, il a aussi fait six semaines d’immunothérapie pour tout éradiquer.
Du temps et de l’argent
M. Bouffard devient émotif en repensant aux deux dernières années, complètement chamboulées par le cancer.
« Les traitements, les rendez-vous, l’anxiété », énumère-t-il. « Ça prend des sous et du temps, une chance que j’étais à la retraite », poursuit-il, estimant qu’il a effectué plus de 50 allers-retours à Montréal pour ses soins.
Le joueur de golf espère que son témoignage poussera plus de Québécois à faire attention au soleil. Il a lui-même passé d’innombrables heures sur les terrains de golf sans une goutte de crème solaire. Heureusement, tout va bien aujourd’hui.
« Depuis un an, tous mes chums se crèment, mes garçons aussi », explique-t-il.