Tous les résultats
Publicité

Slafkovsky ne comprend pas que des joueurs boudent Montréal

«Je ne pense pas qu’il existe une meilleure ville pour un joueur de hockey.»

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2026-01-24T05:00:00Z
2026-01-24T05:05:22Z

Partager

Juraj Slafkovsky a entendu parler de ces histoires disant que Montréal n’est pas une destination prisée par certains joueurs faisant carrière dans la Ligue nationale. Ils sont peut-être moins nombreux à le penser depuis que le Canadien renoue avec le succès, mais quand même.

• À lire aussi: Le vrai succès passe par la coupe Stanley pour Slafkovsky

«C’est peut-être à cause des taxes», laisse tomber Slafkovsky avec un sourire.

Mais pour ce qui est de lui, Montréal est le paradis pour un joueur de hockey.

«À part ça [la question fiscale], je ne comprends pas que des joueurs puissent ne pas vouloir faire carrière ici, affirme-t-il.

«Je ne pense pas qu’il existe une meilleure ville pour un joueur de hockey. Le Centre Bell est probablement le meilleur amphithéâtre où jouer. Rien ne bat un match du samedi soir dans cet édifice.»

De mieux en mieux

Comme la plupart des joueurs de 18 ans, Slafkovsky avait encore la figure d’un adolescent à son arrivée. Il dégageait une fraîcheur qui ne l’a pas encore quitté. Le jeune homme est un Roger Bontemps. Il a le verbe facile et aborde la vie avec une certaine insouciance.

La vie est belle!

«C’est ici que je grandis en tant qu’adulte, continue-t-il.

Publicité

«J’apprécie ce que Montréal m’apporte. J’y vis des moments agréables et c’est de mieux en mieux à chaque année qui passe. Les partisans sont passionnés.

«Sur le plan hockey, j’ai encore beaucoup d’améliorations à apporter dans mon jeu, mais c’est ce qui me fait carburer chaque jour et qui me rend heureux.

«Je suis ici depuis quatre ans et je goûte chaque seconde de mon expérience.»

Qu’aime-t-il de sa ville d’adoption en dehors du hockey?

«Le nombre de restaurants que l’on y compte, répond-il du tac au tac.

«On ne trouve pas ça dans plusieurs villes de la Ligue nationale, particulièrement à Buffalo et à Winnipeg.

«Il y a de tout à Montréal. Du bon hockey, de bons fans, de bons restaurants et j’habite un bel appartement. Il ne m’en faut pas beaucoup plus.»

Des amis partout dans le monde

Comment occupe-t-il ses temps libres, à part en cherchant les bons restaurants?

«Je m’allonge sur mon divan pour regarder des films ou jouer à des jeux vidéo, indique-t-il.

«J’appelle mes parents et mes amis qui sont éparpillés partout dans le monde.»

Le hockey a ouvert les portes de la planète à Slafkovsky. À 14 ans, il quittait le domicile familial pour rallier les rangs de l’Académie de hockey sur glace Red Bull de Salzbourg, en Autriche. Il a ensuite joué en Tchéquie, où il s’est mesuré à des joueurs plus âgés que lui, avant de prendre le chemin de la Finlande.

Il a passé trois saisons au pays de Saku Koivu avec les formations de moins de 16 ans, de moins de 18 ans et de moins de 20 ans du HC Turku, organisation dans laquelle l’ancien capitaine du Canadien a fait ses classes. Il évoluait en première division dans la Liiga (ligue élite finlandaise) lors de la saison qui l’a conduit au repêchage de la LNH.

Ça fait beaucoup de kilomètres au compteur.

Publicité
Publicité