Slaf a battu les Flyers et le rhume
Même malade, il joue un match du tonnerre

Dave Lévesque
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Juraj Slafkovsky a inscrit trois buts, décoché huit tirs vers le filet adverse et ajouté trois mises en échec. Et pourtant, il n’était même pas en grande forme.
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«J’ai eu une mauvaise nuit, je n’arrivais pas à m’endormir. Je suis un peu malade, j’ai mal à la gorge. Je peux rester comme ça pour tous les matchs», a-t-il avoué après la victoire écrasante de 9 à 3 sur les Flyers.
On se demande où il se serait arrêté s’il avait été à 100%. Les visiteurs, eux, ont sans doute préféré ne pas se poser la question. Malade ou pas, le Slovaque n’a pas perdu sa verve et son côté bon enfant.
«On a marqué beaucoup de buts et je suis content. J’ai gardé une des casquettes.»
Avec les grands
Slaf a marqué le premier tour du chapeau du Canadien cette saison et il est du même coup devenu le deuxième plus jeune joueur de l’histoire du Canadien à inscrire un triplé, lui qui a eu 20 ans le 30 mars. Le premier? Stéphane Richer à 19 ans. Le troisième? Guy Lafleur.
Le jeune est donc en bonne compagnie, mais il assure que ce n’est pas le genre de chose dont il tient compte.
«Je ne connais pas ces records, ce n’est pas important pour moi, je suis juste content de cette victoire pour l’équipe.»
Slafkovsky n’a cessé de progresser cette saison et ses coéquipiers le remarquent et le célèbrent.
«Sa progression cette année est incroyable, il est spécial et ç’a été amusant de le regarder jouer et encore plus d’être là pour son tour du chapeau», a souligné Christian Dvorak, qui a lui-même inscrit un doublé à son premier match depuis le 30 décembre.
Au bon endroit
Ce qui est intéressant, c’est que Slafkovsky a marqué chacun de ses trois buts de manière différente.
«Je ne sais même pas comment j’ai marqué mon premier, c’était chanceux, a-t-il admis. Le deuxième est le résultat d’une belle passe de Suzy [Nick Suzuki] et sur le troisième, HP [Rafaël Harvey-Pinard] a créé beaucoup d’espace, mais ce n’est pas important, comment la rondelle entre.»
Martin St-Louis convient que le premier but du Slovaque était chanceux puisque la rondelle a dévié sur lui, mais il pousse l’analyse plus loin comme il le fait souvent.
«Quand tu vas aux bonnes places, la chance te trouve. Son deuxième but, c’est un tir sur réception et le troisième, il sortait du banc. Il joue la game et il se fait récompenser.»
Odeur du sang
Le Canadien a marqué après seulement 65 secondes de jeu et il a ensuite connu une séquence folle de cinq buts en 6 minutes 44 secondes au cours du deuxième vingt.
Pour une fois, l’équipe a senti l’odeur du sang et a capitalisé contre un adversaire qui était ébranlé.
«Ce n’est pas une position dans laquelle on se retrouve beaucoup, mais on recherche ça et ce soir, on est allés chercher ça, a fait remarquer Martin St-Louis. On a forcé l’autre équipe à faire des erreurs.
«C’était shift après shift, on venait en vagues et c’est contagieux. Ce que j’ai aimé, c’est qu’on a beaucoup trouvé le meilleur jeu sur la glace.»