Renversés par le Canadien, les joueurs des Flyers ont tous dû demeurer dans le vestiaire

Jonathan Bernier
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Il y a différentes façons de faire passer son message quand on est insatisfait de sa formation: faire courir les joueurs autour de l’aréna comme le faisait Eddie Shore, les soumettre à un entraînement immédiatement après le match comme Herb Brooks.
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John Tortorella, lui, les a plutôt forcés à demeurer assis à leur casier, tout habillé, pour faire face aux membres des médias. Même ceux qui n’ont pas pris part à la rencontre étaient présents, en habit de ville. Du jamais vu depuis les années d’Alain Vigneault à la barre du Tricolore, selon de vénérables collègues.
«Ils doivent répondre aux questions», a lancé l’entraîneur des Flyers, une fois le vestiaire fermé, sans confirmer si la décision était la sienne.
- Écoutez le segment sportif avec Jean-François Baril via QUB:
Les mines étaient basses aux quatre coins de cette minuscule pièce. Sean Couturier a pris la parole.
«C’est décevant et frustrant en ce moment. L’important, c’est de rester ensemble, se soutenir, a fait valoir le capitaine, soulignant après quelques secondes d’hésitation que retenir les joueurs était une décision de l’organisation. Ce serait facile de pointer les autres du doigt. C’est important de rester ensemble pour traverser cette adversité.»

«Une ligue sans pitié»
De l’adversité, il y en a un char et une barge chez les Flyers. Après être arrivés à Montréal avec un dossier de 0-5-2, ils ont mangé toute une claque.
«On a atteint le fond du baril, a indiqué Tortorella. Je déteste nous voir jouer de cette façon à cette période de la saison après avoir fait tant de bonnes choses durant la saison.»
«Je ne remets pas l’effort ou la volonté en question, a-t-il ajouté. Ça a été un groupe fort toute l’année. On a davantage perdu notre efficacité à gérer des matchs. Et c’est une ligue sans pitié.»
On ignore si Tortorella sent le tapis lui glisser sous les pieds, mais après quelques envolées sévères à l’endroit de ses joueurs au cours des dernières semaines, le voici un peu plus enrobé dans ses propos.
«Peu importe ce qu’on traverse présentement, c’est un bon groupe de joueurs. Je suis frustré pour eux de voir comment ça se passe. Il nous reste trois matchs. Il faut panser nos plaies et aller de l’avant. Ça incombe à nous tous de le faire de la bonne façon. Je ne sais pas comment ça va finir, mais je veux qu’on joue de la bonne façon. J’ai confiance qu’on obtiendra ça.»
Ce sera intrigant de garder un œil là-dessus.