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COVID-19: les chiens de cette infirmière lui donnent la force de poursuivre la bataille

Les teckels Archibald, Ironman et Ghost sont une source «d’amour inconditionnel» pour Nathalie Dubé quand elle arrive le soir après une journée de travail bien remplie dans un site de dépistage de la COVID-19.
Les teckels Archibald, Ironman et Ghost sont une source «d’amour inconditionnel» pour Nathalie Dubé quand elle arrive le soir après une journée de travail bien remplie dans un site de dépistage de la COVID-19. Photo Didier Debusschère
Photo portrait de Simon Baillargeon

Simon Baillargeon

2021-01-30T05:00:00Z

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Une infirmière qui occupe le rôle de chef de site pour les cliniques de dépistage de COVID-19 puise «la force et le courage» de continuer à travailler au front grâce à «l’amour inconditionnel» que lui transmettent ses trois teckels et ses deux perroquets.

• Consultez notre dossier: Du bonheur en temps de pandémie

Nathalie Dubé ne compte plus les sacrifices faits depuis le mois de mars 2020, au moment où le Québec a été plongé en pleine crise sanitaire. 

Celle qui a sous sa gestion les cliniques de dépistage de Beauport, Beaupré et Sainte-Foy s’est d’abord volontairement placée « en isolement total » de ses proches en raison de la nature de son travail. Elle se refuse à voir ses enfants et ses petits-enfants pour ne pas risquer de les contaminer.

«Mon petit-fils est né le 12 mars, à la veille du confinement. [...] J’ai pu le prendre dans mes bras pour la première fois quand il avait six mois et que je me trouvais dans une période de vacances», raconte Mme Dubé. 

Mme Dubé avec Léo sur son épaule, l’un de ses deux perroquets.
Mme Dubé avec Léo sur son épaule, l’un de ses deux perroquets. Photo Didier Debusschère

Ses seules interactions se limitent donc bien souvent à ses trois teckels et deux perroquets. «Il y a des fins de semaine où ce sont les seuls êtres vivants à qui je parle, avec qui j’interagis, reconnaît-elle. Ils [mes animaux] me donnent la force et le courage de continuer».

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Un réveillon «spécial»

Être éloignée de sa famille a été « extrêmement difficile », particulièrement durant le temps des Fêtes. «Déchirée» à l’idée de choisir lequel de ses enfants avec qui elle célébrerait Noël, elle a préféré s’abstenir et s’est plutôt offert un réveillon «spécial» en compagnie de convives à plumes et à poils. 

Mme Dubé avait notamment préparé un repas spécial auquel a eu droit le trio de saucisses à quatre pattes. «J’avais même acheté des teckels gonflables pour l’extérieur. J’en ai rentré un dans le salon pour l’avoir avec nous au réveillon», confie-t-elle dans un grand éclat de rire. 

Écoutez la journaliste du Journal de Québec Élisa Cloutier ici

La soirée a été un succès. Surtout, elle a permis de mettre un baume au cœur de l’infirmière.

«Amour inconditionnel»

La présence d’Archibald, Ironman et Ghost s’est avérée capitale pour la femme, qui a multiplié les longues journées au boulot. Elle se rappelle particulièrement la « tempête Costco », où les centres de dépistage ont été pris d’assaut par des milliers de personnes à la suite d’une éclosion dans l’un des magasins entrepôts de la région.

«Je ne sais pas combien d’heures de souper j’ai sacrifiées pour aller nourrir les chiens, les sortir, et ensuite revenir travailler. Si j’avais été seule, sans mes chiens, sans mes oiseaux, je ne suis pas sûre que j’aurais passé au travers aussi équilibrée que je l’ai fait». 

«Les gens savent à quel point ces animaux ont une importance capitale pour moi. J’en ai besoin, c’est viscéral». 

À écouter Nathalie Dubé parler avec passion de ses animaux, difficile de ne pas la croire.

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