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Un lama pour rester loin du «tourbillon» de la pandémie

Une famille de la Montérégie s’occupe d’une soixantaine de bêtes sur sa fermette

Occupée à prendre soin des animaux de sa fermette, la famille Fontaine-Naef n’a que peu de temps pour se préoccuper de la pandémie. Sur la photo, de gauche à droite, Ella Stott, Chrisopher Naef, Loey Stott, Aidan Stott, Bria Naef et Mélanie Fontaine.
Occupée à prendre soin des animaux de sa fermette, la famille Fontaine-Naef n’a que peu de temps pour se préoccuper de la pandémie. Sur la photo, de gauche à droite, Ella Stott, Chrisopher Naef, Loey Stott, Aidan Stott, Bria Naef et Mélanie Fontaine. Photo Martin Alarie
Photo portrait de Elisa Cloutier

Elisa Cloutier

2021-01-30T05:00:00Z

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C’est grâce à leurs animaux de ferme, dont la petite dernière arrivée, une femelle lama, qu’une famille de la Montérégie est épargnée par le « tourbillon » et le stress engendrés par la pandémie.

• Consultez notre dossier: Du bonheur en temps de pandémie

À Saint-Michel, chez les Fontaine-Naef, la pandémie et le confinement n’ont pratiquement rien changé. La routine entourant l’entretien de leur fermette ne prend pas de pause, pandémie ou non, affirme la mère de famille, Mélanie Fontaine.

«Notre passion, c’est d’avoir une ferme. On voyage quand on le peut, deux fois par année, et le reste du temps, on s’occupe des animaux. C’est ce qu’on aime faire», poursuit la mère de famille.

Melanie Fontaine et son lama, Lamanator
Melanie Fontaine et son lama, Lamanator Photo courtoisie

Au Rona pour un Lama

Et tout le monde met la main à la pâte. Tous les jours, les enfants Ella, 16 ans, Aidan, 14 ans, Loey, 13 ans, et Bria, 9 ans, ainsi que leurs parents prennent soin des bêtes, qui vivent dans une grange sur leur terrain.

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Leur plus récente acquisition, une femelle lama, suscite beaucoup d’intérêt chez les enfants, assure la mère de famille, mais aussi chez son mari.

Écoutez la journaliste du Journal de Québec Élisa Cloutier ici

«Mon mari n’a jamais été celui qui était passionné par les animaux, il aime plus la technique et la mécanique entourant la ferme. Mais de le voir triper avec le lama, c’est très drôle», lance-t-elle.

C’est en allant acheter des outils à la quincaillerie un beau matin de décembre qu’il est revenu à la maison avec... un lama. 

«Il est revenu du RONA avec une drôle de face et m’a dit qu’il avait acheté quelque chose de bizarre. Je nommais toutes sortes d’outils, mais je ne m’attendais pas à ce qu’il ramène un lama. Il m’a avoué qu’il avait toujours rêvé d’en avoir un», raconte-t-elle en riant.

Après plusieurs jours de consultations, ils ont finalement baptisé le lama «Lamanator».

Pas de jeux vidéo

Selon Mme Fontaine, les animaux ont un effet «relaxant et zen» pour toute la famille.

«Quand j’arrive du travail, mes enfants sont déjà sortis dehors trois fois. Ils ne sont pas devant des écrans ou des jeux vidéo. Ça évite plein de problèmes qu’on pourrait avoir parce qu’ils sont concentrés sur les affaires simples de la vie», explique Mme Fontaine, enseignante au primaire. 

«Même pour nous les adultes, ça fait du bien. Quand ton gros problème, c’est que tu dois changer l’eau des canards», poursuit-elle en riant.

Une soixantaine de bêtes

L’aventure pour la famille a débuté il y a 12 ans, avec quelques lapins. Aujourd’hui, ils hébergent une soixantaine de bêtes, dont des chèvres, des cochons, des paons, des oies, des canards et un veau. 

«Ce sont des animaux dont les gens veulent se départir. Nous sommes assez connus dans notre municipalité, alors quand les gens ne peuvent plus s’occuper de leur animal, ils nous l’envoient», lance Mme Fontaine.

Pour les aider à nourrir les bêtes, les résidents leur envoient leurs sapins de Noël après les Fêtes et leurs citrouilles une fois l’Halloween terminée. Des maraîchers leur envoient aussi de la nourriture chaque semaine.

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