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Sermonné par sa femme, le Canadien Nick Taylor égale le record du parcours à Oakdale et figure au tableau principal de l’Omnium canadien

Il enchaîne avec des cartes de 67 et 63 et se hisse au huitième rang à trois coups du meneur C.T. Pan

Getty Images via AFP
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2023-06-10T23:37:12Z

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TORONTO | Si Nick Taylor apparaît dans le haut du tableau de l’Omnium canadien, c’est en grande partie en raison d’un sermon de sa conjointe à l’issue d’une difficile première ronde de 75 (+3), jeudi.

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Madame n’était pas contente de l’attitude de son homme. 

«Elle m’a sermonné jeudi soir, car je n’en faisais qu’à ma tête. J’avais probablement une mauvaise attitude quand j’exécutais un coup comme je le souhaitais, a-t-il raconté après une éclatante ronde de 63 (-9) à Oakdale, aujourd’hui. 

«Je savais que mon jeu était à point, mais un petit coup de pied au derrière n’est pas dommageable», a-t-il ajouté dans un élan humoristique en point de presse.

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Taylor, 35 ans, a répliqué le lendemain du sermon au sommet par une carte de 67 (-5). Et en troisième ronde, il a aligné neuf oiselets sans commettre aucune bévue. Avec son score de 63, il améliore donc le record du parcours établi la veille par Tyrrell Hatton (64).

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Toutefois, dans l’histoire du championnat national, la palme revient à Justin Rose, Brandt Snedeker et Carl Pettersson, qui ont tous retranché 10 coups à la normale en jouant 60. 

La recette du succès à Oakdale?

«Je frappe très bien des tertres depuis hier [vendredi]. Et j’ai commencé à caler des roulés. Je sens que je réalise de bonnes choses avec mon fer droit cette saison, a relaté Taylor. Le premier neuf de ce parcours peut être très difficile. Être en mesure d’y retrancher quatre ou cinq coups à la normale donne une excellente cadence pour un second neuf où les opportunités d’oiselets sont nombreuses.

«Quand on garde la balle hors de l’herbe longue et qu’on réussit de bons roulés, c’est une bonne recette», a-t-il ajouté.

En septième position avec un dossier cumulatif de -11, le Canadien se trouve en excellente position à l’aube de la ronde finale. Il accuse un retard de trois coups sur le Taïwanais C.T. Pan. 

Une disette de 69 ans

Si les astres s’alignent, il pourrait devenir le premier représentant de l’unifolié à remporter le championnat national depuis Pat Fletcher en 1954. 

«Deux gars ont la chance de réaliser l’exploit, a indiqué Taylor, qui est poursuivi de près par Corey Conners à -10. 

«C’est tout ce que l’on peut souhaiter. La foule sera excitée, surtout si nous jouons bien. Nous ferons tout en notre pouvoir pour rapporter le trophée chez nous.» 

Pour Corey Conners, la disette a été beaucoup trop longue. «Je vais aussi tout donner. Je suis un peu en retrait à quatre coups de la tête, mais on ne sait jamais. Nick et moi avons une bonne chance.»

Grosses pointures

Taylor ne rougit pas devant la compétition. Plus tôt cette saison, il a pourchassé le meneur de l’Omnium de Phoenix, Scottie Scheffler, en signant une carte finale de 65 (-6). Le Texan l’a coiffé par deux coups au fil d’arrivée. 

Et en février 2020, il avait remporté un duel face à Phil Mickelson pour savourer sa deuxième victoire sur le circuit de la PGA en soulevant le trophée du Pro-Am AT&T à Pebble Beach.

Nick Taylor en compagnie de sa conjointe, Andie, et leur premier enfant, Charlie Wells, au moment de sa victoire à Pebble Beach en février 2020.
Nick Taylor en compagnie de sa conjointe, Andie, et leur premier enfant, Charlie Wells, au moment de sa victoire à Pebble Beach en février 2020. AFP

Il est prêt à tout pour se démarquer en ronde finale en sol canadien, demain. 

«Je ne suis pas effrayé par ces moments où la pression est élevée. Je garde la tête baissée et je laisse mon jeu parler comme je l’ai fait lors des deux dernières rondes, a relaté Taylor. La scène sera énorme. Les partisans sauront nous soutenir.» 

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