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Sels d’ammoniaque: des «irritants» qui peuvent poser un «risque pour la santé», prévient l’Ordre des chimistes du Québec

Mitch Marner, des Maple Leafs de Toronto, en train d’inhaler des sels d’ammoniaque durant un match.
Mitch Marner, des Maple Leafs de Toronto, en train d’inhaler des sels d’ammoniaque durant un match. Capture d’écran
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2025-02-12T14:45:54Z
2025-02-12T16:52:18Z

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L’Ordre des chimistes du Québec a prévenu mercredi que l’usage «détourné dans un contexte sportif» des sels d’ammoniaque «pose un risque pour la santé» et s’est du même coup réjoui de la décision de Hockey Québec de les bannir chez ses hockeyeurs mineurs jusqu’à la fin de la saison.

• À lire aussi: Sels d’ammoniaque à des jeunes joueurs de hockey de 10 ans: le phénomène courait, les responsables suspendus

«L’Ordre des chimistes du Québec (OCQ) désapprouve le recours aux sels d’ammonium dans un contexte sportif, a déclaré Michel Alsayegh, président de l’ordre, dans un communiqué. Non seulement ces sels sont irritants, mais leur utilisation en contexte sportif n’est fondée sur aucune rigueur scientifique.»

«Ce sont les propriétés irritantes de ces sels qui donnent l’illusion d’être énergisé, a-t-il poursuivi. L’ammoniaque est une substance chimique qui doit être manipulée avec précaution, et son usage détourné dans un contexte sportif pose un risque pour la santé.»

Hockey Québec a annoncé, mardi, qu’elle interdisait toute forme d’utilisation d’ammoniaque dans le cadre d’une activité fédérée jusqu’à la fin de la saison. Cette décision a été prise dans la foulée d’un scandale qui a touché une équipe atome AA de l’Association de hockey mineur d’Hudson–Rigaud–Saint-Lazare.

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La mère d’un des jeunes hockeyeurs a dénoncé le fait que l’un des entraîneurs de son fils lui avait fait inhaler des sels d’ammoniaque, à lui ainsi qu’aux autres joueurs de l’équipe, qui sont âgés de 10 ans.

Répandu chez les professionnels

Au fil des ans, plusieurs joueurs de la Ligue nationale de hockey, dont certaines vedettes comme Mitch Marner, ont été captés sur caméra en train de faire l’usage de cette substance durant les matchs.

En entrevue au Journal, M. Alsayegh a précisé que les sels d’ammoniaque pouvaient «causer des brûlures aux muqueuses du nez, car l’ammoniaque est gazeuse, et qu’elle se réfugie sur les parois situées dans le fond du nez».

Selon de récentes études, les consommateurs atteints d’asthme pourraient être davantage incommodés.

Les enfants, pas comme les pros

C’est la sensation de picotements, engendrée par l’odeur très forte de l’ammoniaque (comme celle de l’urine de chat, par exemple), qui va créer chez l’athlète une impression de réveil, qui sera de courte durée, pointe-t-il.

Michel Alsayegh rappelle qu’à la base, les sels d’ammoniaque servaient à réveiller les gens qui, par exemple, venaient de s’évanouir. «Comme on voit dans les vieux films», explique-t-il, trouvant «malheureux» que leur véritable utilité ait été détournée.

Il mentionne également que les effets peuvent être différents chez un jeune de 10 ans et un hockeyeur professionnel. «Toute concentration est proportionnelle au poids, souligne M. Alsayegh. Ça peut donc être pire pour un enfant que pour un joueur qui pèse 200 lb et qui est tout musclé.»

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