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Selon un scénario évoqué par l’Arabie saoudite, le prix du pétrole pourrait exploser à 180$ US le baril

Photo portrait de David Descôteaux

David Descôteaux

2026-03-20T12:05:22Z

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Si le choc énergétique actuel se prolonge, le prix du pétrole pourrait grimper jusqu’à 180 $ US le baril, un niveau qui ferait trembler l’économie mondiale.

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L’Arabie saoudite, pourtant l’un des plus grands producteurs de pétrole au monde, tire la sonnette d’alarme. Selon plusieurs responsables du royaume, les prix pourraient atteindre, voire dépasser, les 180 $ US le baril si les perturbations actuelles de l’approvisionnement se poursuivent jusqu’à la fin avril, rapporte le Wall Street Journal.

Cette flambée s’explique par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui ont déjà entraîné une hausse rapide des prix. Le baril de Brent a récemment grimpé autour de 119 $ US et les marchés anticipent de nouvelles hausses si la situation ne se stabilise pas.

À première vue, un tel scénario pourrait sembler avantageux pour un pays comme l’Arabie saoudite, dont l’économie repose largement sur les revenus pétroliers. Mais en réalité, Riyad s’en inquiète fortement. Des prix trop élevés pourraient provoquer un choc économique mondial, freiner la consommation et même déclencher une récession.

« Une hausse trop rapide du pétrole crée de l’instabilité à long terme », résument certains analystes.

En effet, lorsque les prix de l’énergie explosent, les consommateurs et les entreprises n’ont pas le choix : ils réduisent leurs dépenses ailleurs. Le carburant agit alors comme une taxe invisible qui gruge le pouvoir d’achat et ralentit l’économie.

Les impacts se font déjà sentir. Le diesel et l’essence ont fortement augmenté dans plusieurs régions du monde, ce qui pèse sur les coûts de transport et sur l’ensemble des chaînes d’approvisionnement.

À plus long terme, une envolée prolongée des prix pourrait aussi accélérer la transition énergétique. Si le pétrole devient trop cher, les pays importateurs pourraient investir davantage dans d’autres options, réduisant ainsi la demande globale.

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