Si le gouvernement le permet, il pourrait bien apparaître des radars photo dans les zones scolaires à Québec, a laissé entendre le maire Bruno Marchand.
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Le maire de Québec va écouter attentivement ce qui sera présenté lors de l'annonce concernant des mesures importantes en matière de sécurité routière, qui se tiendra à Montréal mardi, en présence de la ministre des Transports, Geneviève Guilbault, et du ministre de l'Éducation, Bernard Drainville.
L'implantation de radars photo ne se ferait pas à court terme, à Québec, mais si le gouvernement le permet éventuellement, le maire serait prêt à l'étudier.
«Je ne suis pas contre. Si on me fait la démonstration qu'il y a une pertinence à Québec, dans telle zone, on va le faire.»
- Écoutez l'entrevue de la ministre au micro de Marie Montpetit via QUB radio :
Résultats
Dans certains endroits où ils ont été implantés, ces systèmes permettent des améliorations, dit-il.
«Il y a des résultats ailleurs qui démontrent une augmentation de la sécurité autour des écoles et il y a là-dedans des outils qu'on n'a pas, parce que le code de la sécurité routière nous en empêche.»
Selon le maire Marchand, c'est aux villes de déterminer les outils qu'elles veulent mettre en place pour assurer la sécurité dans leurs rues.
«On va regarder quelle latitude on nous offre, mais je pense que les villes sont les mieux placées pour être capables de connaître leur territoire avec leurs écoles pour dire où sont les zones dangereuses et comment on peut faire pour y remédier. Mais il n'y a pas de solution unique.»
Piste cyclable Sainte-Foy
Par ailleurs, M. Marchand dit vouloir accroître les initiatives pour favoriser les transports actifs sécuritaires à pied, mais aussi à vélo. Il a emprunté à plusieurs reprises au cours des derniers jours la nouvelle voie cyclable du chemin Sainte-Foy, qui a soulevé des inquiétudes chez les résidents et les commerçants.
Des inquiétudes qu'il dit comprendre et dont il s'engage à tenir compte.
Mais il se dit très «fier» de cette nouvelle infrastructure.
«Elle n'est pas finale et elle n'est pas parfaite. On va continuer à l'améliorer.»
De leur côté, les deux oppositions ont dénoncé un travail «fait à l'envers».
Plusieurs éléments doivent être améliorés, a souligné la conseillère de Québec d'abord Alicia Despins, dont la signalisation qui n'est selon elle pas claire et le marquage qui n'est pas encore complété.
«Bordel»
«C'est un peu le bordel et avec la rentrée scolaire, on a hâte de voir comment ça va se dérouler. [...] Il va falloir apporter des modifications majeures à ce projet-là avant de pouvoir dire que c'est un aménagement sécuritaire.»
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