Après les carrés rouges, voici les «panneaux jaunes». À la rentrée, parents et élèves sont invités à afficher un petit logo jaune sur leurs vêtements et sacs à dos afin de réclamer des mesures pour améliorer la sécurité routière aux abords des écoles.
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L’initiative est lancée par le collectif Pas un mort de plus, un regroupement de parents qui a été créé à la suite du décès de la petite Mariia, fauchée par une voiture en décembre, alors qu’elle se rendait à pied à l’école.
L’annonce officielle sera faite aujourd’hui à Montréal, lors d’un point de presse.
À l’occasion du retour en classe, le collectif demande à tous les parents, enfants et citoyens qui partagent ces revendications de «se bricoler» un petit panneau jaune, en feutrine ou en carton plastifié par exemple, et de le porter sur un vêtement ou un sac à dos cet automne.

«L’idée, c’est d’attirer l’attention des citoyens et des décideurs publics sur les enjeux de sécurité routière que vivent plusieurs enfants du Québec», affirme Ann-Julie Rhéaume, coorganisatrice du mouvement.
Aucune norme pour des déplacements actifs sécuritaires
Le collectif déplore qu’il n’existe aucune norme dans la province pour assurer la sécurité des gens qui se déplacent à pied ou à vélo.
«Notre constat, c’est qu’on vit dans un pays civilisé où il y a des normes de sécurité pour à peu près toutes les sphères de notre vie: les bâtiments, les ascenseurs, la salubrité des aliments, les piscines privées... mais il n’y a rien, absolument rien concernant la sécurité pour les déplacements actifs», déplore Mme Rhéaume.
«Les familles des victimes qui cherchent justice se rendent compte rapidement qu’il n’y a personne d’imputable: ni le conducteur fautif ni les responsables des aménagements», ajoute-t-elle.
Québec devrait mettre en place des normes afin de rendre obligatoires les aménagements sécuritaires sur les trajets des écoliers, affirme la coorganisatrice du collectif.
«Les municipalités peuvent le faire si elles le veulent, mais on aimerait que ça ne dépende plus de leur bonne foi, que si un trajet scolaire n’est pas sécuritaire, qu’on se dise que c’est illégal et qu’on l’aménage correctement», explique Mme Rhéaume.
Lors de la dernière manifestation organisée par le collectif en mai, une cinquantaine d’écoles situées aux quatre coins de la province ont participé à la mobilisation. Les organisateurs du mouvement ont aussi rencontré la ministre Guilbault en avril, pour lui faire part de leurs demandes.
«Rues-écoles» à Québec
À Québec, l’administration du maire Bruno Marchand prévoit l’aménagement de six «rues-écoles» pour la rentrée scolaire, rapportait récemment Le Soleil. L’accès aux voitures y sera interdit durant les périodes d’arrivée et de départ des élèves.
L’initiative, bien qu’intéressante, ne répond toutefois pas aux revendications du collectif, qui veut rendre sécuritaire le trajet scolaire complet des piétons et cyclistes, plutôt qu’un petit tronçon situé aux abords de l’école.
«La rue-école, c’est plus un projet communautaire d’appropriation de l’espace qu’un projet de sécurité», affirme Mme Rhéaume.
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