Scandale à Canada Soccer aux Jeux olympiques: savoir piloter un drone inscrit dans une offre d’emploi

François-David Rouleau
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Plus les heures passent à Paris et dans l’univers du soccer canadien, plus on en apprend sur les tactiques déloyales d’espionnage dans l’organisme national. Après la condamnation et le renvoi au Canada du «pilote» de drone à Paris Joseph Lombardi et de l’entraîneuse adjointe Jasmine Mander, ainsi que la suspension de la sélectionneuse Bev Priestman, voilà qu’on apprend que le pilotage de drone est un prérequis pour un poste à Canada Soccer.
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Dans un affichage de poste d’analyste de performance de l’équipe nationale féminine disponible en ligne et qui a pris fin en janvier dernier, on constate que «la capacité d’opérer un drone et des connaissances opérationnelles de gestion de caméra à l’entraînement sont des aptitudes recherchées» pour obtenir le poste.

Un peu plus loin dans l’offre, il est aussi demandé que le candidat sache «appuyer le processus de dépistage de l’adversaire en profondeur par le partage d’information, de vidéo et de renseignements de mesures clés avec l’équipe technique.»
Cette offre d’emploi n’est plus disponible dans une simple recherche sur le site. On peut la retrouver avec une recherche par mots-clés.

Lombardi, pincé mardi à Saint-Étienne dans ce qui est maintenant surnommé «l’affaire du drone», est justement un analyste de performance depuis cinq ans au sein de l’organisme canadien.
Depuis 24 heures, plusieurs histoires de tricherie font surface dans le monde du ballon rond, tant du côté masculin que du côté féminin. Selon le journaliste Rick Westhead de TSN, l’espionnage est une pratique employée par les deux formations depuis «des années», selon des sources.
Dans une entrevue avec le collègue Kevin Dubé, John Limniatis disait que les usages de drone «sont des choses qui se font lors de pratiques de ton équipe. Tu utilises différentes façons d’avoir de l’information et avec un drone, tu peux avoir une vue d’ensemble.»
Rappelons que l’utilisation de l’équipement pour épier ses rivaux est interdite.
L’affaire ne s’arrêtera certainement pas là puisque ces nouvelles informations donnent des munitions additionnelles aux enquêtes du comité de discipline de la FIFA et de celui du CIO.