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Samuel Montembeault gagnerait la coupe cette année

Photo portrait de Jean-Nicolas Blanchet

Jean-Nicolas Blanchet

2024-05-15T21:35:26Z

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Plus ça va et plus on réalise que les gardiens qui ont assez de talent pour être repêchés dans la LNH et qui ont des nerfs d’acier peuvent amener une équipe à la coupe Stanley.

Les cas sont devenus trop nombreux pour arrêter de croire que la coupe se remporte surtout devant le filet.

-En 2005-2006, en 28 matchs, Cam Ward avait une moyenne de 3,68 comme réserviste avec les Hurricanes. Son pourcentage d’arrêt était de ,882. C’était le troisième pire gardien réserviste de la LNH pour ceux qui avaient joué plus de 25 matchs. Et tout ça, avec une équipe dominante, surtout défensivement. Bref, c’était épouvantable.

Vous connaissez la suite. Ward est venu en relève au Suisse Martin Gerber en séries. Il a été le héros des Hurricanes qui ont soulevé la coupe. Ward a obtenu le trophée Conn Smythe remis au joueur le plus utile en séries.

-En 2012, Matt Murray était un grand gardien plutôt mauvais dans la Ligue junior de l’Ontario. Sa moyenne: 4,08 en 36 matchs. Les Penguins l’ont quand même repêché en troisième ronde.

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Après deux autres saisons dans le junior et deux dans la Ligue américaine, Murray a rejoint Pittsburgh et a eu sa chance en séries. Il a gagné la coupe. Et ce, malgré 13 matchs d’expérience en saison régulière dans la LNH.

-Depuis 8 ans, Adin Hill vivote dans le hockey professionnel. Ça lui a permis des visiter les bucoliques villes de Springfield, Rapid City, Tucson, Glendale, San Jose, Henderson et finalement Las Vegas.

Avant d’arriver dans la ville du vice, il avait joué 74 matchs dans la LNH en 7 ans. Il a eu sa chance l’an dernier et a gagné la coupe.

-Alors âgé de 32 ans, Darcy Kuemper avait été un gardien partant une seule année en 12 ans dans le hockey professionnel lorsqu’il est débarqué avec l’Avalanche. Lui aussi avait pu visiter les États-Unis de fond en comble depuis 2009: Houston, Ontario (Californie), Orlando, Minnesota, Des Moines, Los Angeles, Glendale et Tucson.

Kuemper a soulevé la coupe Stanley avec l’Avalanche.

-Jamais repêché et solide dans la ligue finlandaise, Antti Niemi a signé un contrat avec les Blackhawks en 2008 pour ajouter un peu de profondeur derrière Nikolai Khabibulin et Cristobal Huet.

Correct sans plus dans la Ligue américaine, il est appelé en renfort dans la LNH où il n’épate personne. L’année suivante, Khabibulin part. Huet prend la pôle. Mais Niemi se met soudainement à être meilleur. Et c’est lui qui sera le gardien numéro un pour la conquête de la Coupe Stanley des Blackhawks la même année.

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-En 2019, Jordan Binnington, qui avait un match d’expérience dans la LNH avant de prendre le filet des Blues, les a propulsés non seulement en séries, mais à la victoire de la Coupe.

-Et évidemment, il y a le cas Arthur Silovs. Moyen dans le hockey junior canadien, il en arrachait dans la Ligue américaine l’année suivante (2021-2022). Il s’est retrouvé avec les Lions de Trois-Rivières. Puis, il a commencé à se faire les dents dans la Ligue américaine l’an passé et cette année. Mais boum, le voilà en séries avec un pourcentage d’arrêt au dessus de ,900 contre Connor McDavid.

La dureté du mental

Pensez-y, c’est n’importe quoi que Silovs soit meilleur que Stuart Skinner en séries. Ce dernier a deux excellentes saisons dans la LNH derrière la cravate. Mais en séries, ses statistiques dégringolent. C’est l’inverse de tous les gardiens que j’ai énumérés plus haut.

Pas le choix de penser à Marc Messier ou Bob dans Les Boys. C’est la dureté du mental tout ça. C’est là que ça se passe.

Tous les gardiens sont tellement bons. Plus qu’avant. Cette dureté du mental prend ainsi beaucoup plus de place.

Ce n’était pas de la chance pour Cam Ward, Jordan Binnington ou Adin Hill. Ces gars-là étaient évidemment talentueux, mais comme plein d’autres. Ils ont eu leur chance et ils ont sauté dessus avec toute la confiance du monde, avec des nerfs d’acier.

Il y en a qui sont dans une classe à part et qui ont tout, comme Igor Shesterkin ou Andrei Vasilevskiy en forme.

Mais sinon, ça semble évident que les équipes analysent plus que jamais cette dureté du mental dans le recrutement de leurs gardiens. Et aussi, qu’il ne faut pas sous-estimer un gardien qui semble moins talentueux, mais avec beaucoup de courage, quand c’est le temps de construire une équipe. C’est souvent moins cher d’ailleurs. Ça évite de verser 10,5 M$ à un gardien, par exemple.

Avec son tempérament aussi calme qu’un lac gelé, il me semble que Samuel Montembeault a le profil des gardiens cités plus haut. Je pense que les Oilers, par exemple, seraient difficiles à battre avec lui devant le filet. Je pense même qu’il gagnerait la coupe. Pourtant, si le CH ne lui avait jamais donné de chance, il vivoterait peut-être de ligue en ligue.

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