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Saison 2024 de Formule 1: les principaux enjeux en 10 questions

Max Verstappen et Red Bull sont destinés à poursuivre leur domination

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Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2024-02-29T17:00:00Z

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Les bagnoles sont dévoilées et les essais hivernaux sont terminés, comme les premiers tours de roue officiels de la saison 2024 de Formule 1, qui prend son envol ce week-end, à Bahreïn. On peut se poser plusieurs questions à l’aube de cette nouvelle saison de course qui s’annonce explosive, tant sur la piste que dans les paddocks. Voici les 10 principaux enjeux du grand cirque de la F1 cette année.

• À lire aussi: Le patron de Red Bull Christian Horner blanchi d'accusations de «comportement inapproprié»

• À lire aussi: F1: c’est l’heure de la rentrée pour Stroll

1. L’écurie Red Bull poursuivra-t-elle son outrageuse domination?

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En arrêtant le compteur à 860 points grâce à ses 21 victoires en 22 courses, l’écurie autrichienne avait littéralement éclipsé la compétition en obtenant deux fois plus de points que Mercedes, 2e au classement des constructeurs l’an dernier. Max Verstappen, détenteur du record de 19 victoires, est évidemment de retour aussi en forme que l’an dernier, comme l’ont prouvé les résultats aux essais présaison. La monoplace étampée du taureau fut encore plus rapide que l’an dernier, creusant d’autant plus l’écart avec ses rivales. Ça promet, donc, pour une nouvelle domination.

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Mais l’équipe a traversé une grave tempête ces dernières semaines alors que le directeur, Christian Horner, fut visé par une plainte d’employée l’accusant de «comportement sexuel transgressif». Le grand patron qui fut nommé commandeur de l’Empire britannique en décembre dernier a été blanchi des allégations, mercredi, dans les conclusions d’une enquête interne menée par la compagnie mère de l’équipe, Red Bull. Le scandale et l’enquête ont toutefois secoué l’écurie. Reste dorénavant à voir si Verstappen et Sergio Perez sauront faire oublier l’histoire avec leurs résultats sur la piste.

2. Mercedes et Ferrari peuvent-elles suivre le rythme des Red Bull?

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À la dernière saison de Lewis Hamilton avec Mercedes, l’écurie démarre avec un nouveau concept de voiture qui a révélé ses forces aux essais présaison. Terminé le concept «Zéro ponton». Celui-ci de la W15 revient au ponton plus conventionnel limitant davantage le marsouinage et les difficultés en piste. La W15 se distingue particulièrement dans les virages, mais sera-t-elle assez rapide pour suivre la cadence de Red Bull? Ses pilotes Hamilton et George Russell sont plus optimistes. Reste tout de même que le vétéran Fernando Alonso, pilote chez Aston Martin, a déclaré au terme des essais présaison que «19 pilotes du paddock savent désormais qu’ils ne gagneront pas le titre» en faisant référence à la domination de Verstappen dans la RB20. 

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Ferrari a quant à elle opté pour la continuité puisque les changements apportés à la monoplace rouge ont porté leurs fruits au fil de la saison 2023. En attendant l’arrivée d’Hamilton en 2025, Charles Leclerc et Carlos Sainz ont du pain sur la planche pour poursuivre la progression du bolide qui serait plus facile à piloter cette année.

3. Qui remportera le titre «Best of the Rest» pour la quatrième position au classement des constructeurs?

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La compétition sera forte entre McLaren et Aston Martin, tandis que chez Alpine, le début de saison s’annonce aussi cahoteux que le tracé du circuit Gilles-Villeneuve! Esteban Ocon et Pierre Gasly sont sortis des essais hivernaux peu encouragés par la tenue de la monoplace française. Le travail sera donc très difficile pour la configurer correctement lors des premières manches du calendrier. Chez McLaren, des investissements majeurs aux installations de course laissent envisager une excellente saison avec deux pilotes compétitifs en Lando Norris et en Oscar Piastri. À partir de la mi-saison 2023, ils sont montés sur le podium à neuf occasions. L’objectif est de rejoindre les Mercedes, Ferrari et Red Bull pour bagarrer et se forger une place régulière à l’avant du peloton. Aston Martin vise aussi les podiums avec une voiture rapide et équilibrée. Toutefois, celle-ci aura à mieux répondre aux upgrades, en cours de saison, afin de rester dans la lutte.

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4. Lance Stroll est-il capable de rebondir et de suivre le rythme de Fernando Alonso?

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Pour de multiples raisons, diront les dirigeants de l’écurie Aston Martin, Lance Stroll aurait mérité un meilleur sort en 2023. Toutefois, son modique rendement et ses nombreux problèmes ont miné la course au classement des constructeurs pendant qu’Alonso récoltait les points et podiums. L’Espagnol l’a éclipsé par 132 points au classement des pilotes. Le fils du richissime propriétaire de l’équipe sera-t-il en mesure d’enfin suivre le vétéran dans une voiture identique? Seul lui pourra le prouver alors qu’il est l’unique pilote du plateau dont les termes contractuels ne sont pas connus. Salivant sur le baquet qu’Hamilton délaissera chez Mercedes à la fin de la saison, Alonso promet de mettre la pédale au plancher. La tâche de fiston Stroll sera ardue.

5. Un jeu de chaise musicale majeur à suivre: qui ira où?

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La campagne 2024 s’annonce chaude dans les coulisses du grand cirque. Les rumeurs circuleront à grande vitesse dans les paddocks. Douze pilotes voient leur contrat arriver à terme en novembre prochain, dont ceux d’Alpine, de Stake Kick Sauber, d’Haas et de Visa Cash App RB. Non, ces prévisions de la saison 2024 ne sont pas commanditées par les écuries aux noms douteux de bas de peloton! 

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N’en demeure pas moins que Carlos Sainz quittera Ferrari avec l’arrivée d’Hamilton. L’autre baquet convoité est celui de Sergio Perez chez Red Bull. Encore une fois, le Mexicain aura la lourde tâche de suivre le triple champion du monde Verstappen et d’assurer la deuxième place au classement des pilotes. La pression sera forte, comme en 2023.

6. À quand la baisse de régime avec un calendrier record de 24 courses?

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Jamais la F1 n’a composé avec un aussi long calendrier s’échelonnant de la fin de février jusqu’au début de décembre et dénombrant 24 courses. Deux arrêts s’ajoutent au carnet qui comptait 22 étapes depuis trois ans. C’est le retour du Grand Prix de Chine qui aura lieu à Shanghai à la mi-avril et celui d’Imola, en Italie, un mois plus tard. Malgré ses efforts de regrouper les épreuves régionales pour réduire son empreinte carbone, le grand cirque de la F1 fera deux fois le tour du globe, traversant l’océan Atlantique quatre fois et l’océan Pacifique à deux reprises. C’est d’ailleurs un nouveau défi logistique pour chacune des 10 écuries qui avaient exprimé leurs craintes lors de l’annonce la saison dernière. Du côté des pilotes qui s’étaient plaints des importants décalages horaires en 2023, tant les jeunes que les moins jeunes comme le vétéran du peloton, Fernando Alonso, ont mis les bouchées doubles durant les deux mois de «congé» pour se préparer à cette exigeante épreuve marathon de 2024. Le calendrier est frappé de deux séquences éreintantes de trois grands prix en autant de semaines. La première dès la fin de juin et l’autre, à la fin d’octobre.
Par ailleurs, les deux premières courses de la saison ont lieu le samedi puisqu'elles sont tenues au Moyen-Orient où le Ramadan débute le dimanche 10 mars, durant le week-end du Grand Prix d'Arabie saoudite à Jeddah. Or, cette épreuve était à l'horaire du samedi 9 mars. Et pour respecter la règle des sept jours avant une course, l'épreuve initiale au Bahreïn a lieu ce samedi. Le Grand Prix de Las Vegas sera également tenu en fin de soirée, le 23 novembre.

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7. Quel est le nouveau format des courses sprint?

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En application pour la quatrième saison alors qu’ils obtiennent des cotes d’écoute plus qu’intéressantes depuis 2021 selon les recherches de Nielsen, le format des courses sprint a été modifié. Les qualifications auront lieu le vendredi après la séance des essais libres. Les courses sprint, dont la distance est fixée à 100 km, seront disputées le samedi, mais leurs résultats ne seront plus utilisés pour déterminer la grille du Grand Prix. Les six courses seront disputées en Chine (20 avril), à Miami (4 mai), en Autriche (29 juin), à Austin (19 octobre), à Sao Paulo (2 novembre) et au Qatar (30 novembre).

8. Un triplé de Verstappen à Montréal pour rejoindre un groupe sélect?

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Poser la question est y répondre, selon les pronostics des experts sur la saison 2024. Max Verstappen pourrait-il signer une troisième victoire de suite au circuit Gilles-Villeneuve le 9 juin? Pedro Rodriguez, Jacky Ickx et Alan Jones n’ont pas réussi dans les années 60 et 70. Michael Schumacher non plus à la fin des années 90 avant d’aligner trois victoires de 2002 à 2004 au volant de sa Ferrari. Lewis Hamilton a répliqué de 2015 à 2017 avec Mercedes. Avec une troisième victoire au Canada, le pilote Red Bull rejoindrait aussi le renommé pilote brésilien Nelson Piquet.

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La palme appartient toutefois à «Schumi» et à Lewis, qui en compte sept.

9. Quelle écurie terminera en queue de peloton?

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Williams et Haas bataillent pour cette médaille de participation remise à la bonne dernière des 10 équipes du plateau depuis un peu plus de cinq saisons. Mais Williams semble s’être reprise en main depuis la prise de possession par Dorilton Capital. Surtout que l’entreprise a injecté d’importantes sommes d’argent, par dizaines de millions de dollars, pour retrouver quelque peu les lettres de noblesse de l’époque de Frank Williams. L’an dernier, l’écurie britannique a pris le 7e rang au classement des constructeurs. Le pilote Alex Albon a terminé au 13e rang chez les pilotes, inscrivant des points dans sept courses. 

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L’écurie américaine Haas est encore destinée au bas-fond du classement alors qu’elle poursuit sa tendance de la saison 2023 durant laquelle elle a enregistré 12 petits points. Une légère amélioration sur le zéro pointé de 2021. Magnussen et Hülkenberg n’avaient ramené leur bolide dans les points qu’à quatre occasions. Le grand patron, vedette de la série Netflix Drive to Survive durant cinq saisons, le très coloré Günther Steiner, est parti parce que son contrat n’a pas été renouvelé. C’est le directeur de l’ingénierie Ayao Komatsu qui gère maintenant l’équipe faisant face à de nombreux défis, dont celui d’améliorer la vitesse et l’usure des pneus. Steiner n’est toutefois pas très loin, car il est dorénavant expert F1 pour une chaîne télévisée allemande.

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Avec l’un des pires, sinon le pire nom de l’histoire des formules, l’écurie Visa Cash App RB n’est pas destinée au fond de classement. Pareil pour l’autre nom ignoble de Stake Kick Sauber arborant dorénavant le ver lime en attendant les anneaux d’Audi en 2026.

10. Quelles sont les principales nouvelles règles en 2024?

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À l’approche des grands changements de règlement prévus en 2026, la F1 continue à s’adapter et à évoluer. Ainsi, parmi les changements techniques cette saison, chacun des pilotes compte quatre moteurs plutôt que la proposition de ne compter que trois «moulins».

L’activation du système de réduction de la traînée (DRS) durant la course est anticipée sur un tour plutôt que deux après le départ ou le lancement suivant la voiture de sécurité. Les procédures d’appel après une course passent de 14 à 4 jours et seront assorties de frais d’environ 10 000$ canadiens.

Pour décourager les pilotes de retenir le peloton et de mettre des bâtons dans les roues des rivaux sur un tour rapide de qualifications, comme c’est notamment dangereusement survenu à Montréal l’an dernier, les pilotes devront respecter un chrono maximal à chacun des secteurs d’un circuit.

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