Rumeurs d’une équipe de la Ligue Frontière à Mirabel: «J’irais là en courant», dit Michel Laplante


Stéphane Cadorette
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Les rumeurs voulant qu’une équipe de la Ligue Frontière s’installe éventuellement dans la région de Mirabel sont de plus en plus persistantes. Le président des Capitales, Michel Laplante, assure qu’il n’y a rien de concret pour l’instant, mais ajoute dans le même souffle que ce serait un choix parfait.
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«Je ne suis pas impliqué derrière ce projet, mais je suis content d’entendre parler du fait que ça se manifeste sur la Rive-Nord. De mon côté, je n’ai pas parlé à personne dans ce bout-là depuis deux mois», a-t-il dit.
«Je travaille depuis 25 ans à Québec et mon intention n’est pas de partir un projet ailleurs, mais si j’avais à le faire, j’irais là en courant. Si j’étais un politicien, j’investirais là-dedans parce qu’un projet d’affaires comme le dôme à Québec, c’est utilisé pour le baseball, le soccer, l’ultimate frisbee, le softball, le sport-études...», a-t-il énuméré.

Un stade de 7000 places?
Laplante, qui porte les chapeaux de président des Capitales et de vice-président de la fédération de Baseball Québec, a bien sûr eu vent des rumeurs, faisant état notamment d’un stade de 7000 places. Il n’y voit que du positif.
«Ceux qui se demandent si le baseball marcherait sur la Rive-Nord, pour être bien honnête, je dis que non seulement ça marcherait, mais dès le début ce serait à pleine capacité. Dans un rayon de 15 km, tu vas chercher 1,3 million de personnes», a-t-il fait valoir.
Pour lui, le fait qu’un stade ne soit pas sur l’île de Montréal ou à proximité ne pose aucun problème. Il s’agit au contraire du modèle d’affaires même de la Ligue Frontière.
«Les modèles qu’on voit aux États-Unis et qui fonctionnent, ils sont exactement à la même distance du centre-ville. La personne qui reste à 25 minutes ou plus du centre-ville ne veut pas avoir à se taper le trafic de la ville un mardi soir. Que ce soit Mirabel ou Blainville, tu es dans un rayon parfait», a-t-il plaidé.
Les choses évoluent
Le coût d’une franchise dans la Frontière est de 1 million $. Sur ce plan, Laplante ne doute aucunement de la capacité de plusieurs investisseurs potentiels à payer. Ce sont les 40 à 50 millions $ pour un stade qui demeurent difficiles à rassembler, entre le privé et le public.
La Can-Am sur la Rive-Nord de Montréal, ce n’est donc visiblement pas pour un horizon à très court terme.
«La machine à rumeurs est de plus en plus forte. Les choses bougent vraiment dans les derniers mois. La seule chose, c’est que la personne qui arrive avec un plan définitif et concret sur 30 pages avec l’intention d’avoir une équipe en 2026, elle n’est pas encore là. Quand ça va arriver, je vais le savoir parce que je suis sur l’exécutif de la ligue et tous ces projets-là qui sont vraiment concrets, on les voit passer», a-t-il assuré.
Beaucoup d’intérêt
À Québec, le fait que la surface synthétique du Stade Canac soit recouverte d’un dôme après la saison des Capitales fait en sorte que l’infrastructure est utilisée à l’année, à raison de 80 heures par semaine.
Cette façon de faire pique la curiosité et Laplante mentionne que depuis deux ans, il a reçu 24 élus municipaux en visite.
«Que ce soit un projet Rive-Sud ou Rive-Nord, l’intérêt des gens est beaucoup plus présent qu’avant à cause des succès du dôme à Québec. Ils voient le taux d’occupation et voient que ce n’est pas juste un stade de baseball. C’est multifonctionnel», a-t-il réitéré.