Patrick Roy a encore beaucoup de travail à faire
Les Islanders victimes d'une remontée de trois buts des Rangers en fin de match

Dave Lévesque
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EAST RUTHERFORD | L’empreinte de Patrick Roy commence à être plus visible sur les Islanders de New York, mais c’est encore loin d’être parfait.
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Plus tôt cette semaine, les journalistes affectés à la couverture de l’équipe, ainsi que les joueurs des Islanders, mentionnaient au Journal que Roy avait tout fait pour redonner son identité à l’équipe.
Il était ici question de revenir à une formation qui enfile ses bottes de travail chaque fois afin d’être une équipe «dure à jouer contre» comme on l’entend souvent dans le milieu.
Certes, les choses se sont compliquées en fin de match en raison de l’indiscipline, mais les Islanders ont donné du fil à retordre aux Rangers et étaient en contrôle jusqu’à ce que les punitions viennent tout bousiller, dans un match qui s’est terminé 6 à 5 en prolongation en faveur des Blue Shirts qui ont inscrit trois buts sans réplique en fin de partie.
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Du positif
Malgré le résultat, Roy est apparu satisfait du rendement de ses hommes.
«Comme entraîneur, je suis satisfait de ce match parce qu’on a fait de très bonnes choses avant ces punitions. On avait du rythme, on était compétitifs et à mes yeux, c’est un match très positif pour nous.»
Parmi les éléments positifs, les Islanders ont décoché 41 tirs au but contre une équipe qui en accorde en moyenne 28,5 par match.
«Je n’attache pas tant d’importance au nombre de lancers, a-t-il soutenu. Ce que j’ai aimé, c’est plus la façon dont on s’est comporté à cinq contre cinq qui m’a plu.»

Acharnement
La première période a clairement illustré les changements qui s’opèrent chez les Islanders depuis l’arrivée de Roy.
Les Rangers ont rapidement pris les devants avec un but d’Erik Gustafsson après 88 secondes de jeu. Ça n’a pas freiné l’équipe de Long Island.
Les hommes de Roy se sont plutôt appliqués à être continuellement dans le visage de leurs adversaires afin de les déranger, de se créer des occasions et de forcer le jeu.
Résultat des courses? Ils ont transformé un recul d’un but en une avance de 3 à 1 avant la fin du premier vingt, marquant notamment deux buts en l’espace de 26 secondes.
Mais ce n’est pas tout, ils ont décoché 18 tirs et n’en ont accordé que 7 aux Rangers au cours de ces 20 premières minutes de jeu. C’est un petit exploit.

Et ça continue
Ce que Patrick Roy demande à ses hommes, c’est de pratiquer un échec avant haut et à pression élevée et de défendre même lorsqu’ils sont en zone offensive.
C’est exactement ce qu’ils ont fait face à l’une des meilleures équipes de la LNH en se forgeant une avance de 4 à 1 tôt en deuxième période.
Oui les Rangers sont restés dans le coup et sont revenus grâce à deux buts de Vincent Trocheck pour faire 4 à 3 avant la fin de la deuxième période, mais la bande à Roy leur a compliqué la vie pendant les 60 minutes de la rencontre en étant continuellement dans leur visage.
Il y a quelques semaines, les Islanders ne se seraient peut-être pas remis de la remontée des Rangers. Les collègues de Long Island leur prédisaient une mauvaise troisième période quand nous avons discuté avec eux à l’entracte. Bon, ils n’ont pas eu tort en fin de compte, mais il faut voir un peu plus loin.
Les Islanders sont tout de même revenus en force et ont repris une avance de deux buts rapidement en troisième période grâce à Alexander Romanov. Les Rangers ont d’ailleurs dû attendre près de 6 minutes 30 secondes avant d’obtenir leur premier tir au but dans le dernier engagement. Mais ils ont eu le dernier mot en créant l’égalité sur deux buts en avantage numérique.

En chantier
Évidemment, Roy se retrouve dans une position difficile puisqu’il ne lui reste que 28 matchs pour aller au bout de son projet et mener son équipe en séries et s’il remporte son pari, son équipe sera intéressante à surveiller.
Parce que justement, Roy est en train d’implanter un style de jeu qui est fait sur mesure pour le hockey des séries. Du jeu serré, une surveillance étroite de l’adversaire, beaucoup de pression sur le porteur de la rondelle. C’est une recette qui fonctionne dans le tournoi printanier.
En bref, Roy préconise un style de jeu qui permet à une équipe qui compte moins de vedettes que les Rangers d'être tout aussi efficace en pratiquant un jeu d’équipe serré et discipliné.
Vous aurez compris qu’en accordant trois buts à court d’un homme, l’aspect de la discipline est un enjeu que devra gérer Roy dans les prochains matchs.