Pourquoi Idan et Anastasia ont quitté la scène de « Révolution », avant d’être sauvés par Mel Charlot
«Révolution» est diffusée le dimanche 19 h 30, à TVA et sur TVA+.
Samuel Pradier
Partager
Quatre fois champions canadiens, Anastasia et Idan sont des danseurs de ballroom professionnels. Meilleurs amis dans la vie, ils souhaitent se dépasser sur la scène de Révolution, et faire découvrir leur chemin parcouru en danse à leur famille à l’étranger.
• À lire aussi : « Révolution » : victoire cruelle pour Noalie face à sa meilleure amie
• À lire aussi : « Vitrerie Joyal »: Pierre-Yves Roy-Desmarais révèle pourquoi il n’a pas souhaité rencontrer le frère de Martin Matte avant le tournage
Anastasia et Idan, étiez-vous content de vous retrouver face à Véronique et Laurent ?
Anastasia : On a vu qu’on était deux duos, un couple masculin et féminin, mais ce qui était surtout stressant, c’est le fait qu’on évolue dans deux styles de danse complètement différents et que les Maîtres allaient devoir prendre une décision.
Idan : Je crois que les juges connaissent mieux et sont plus expérimentés dans les autres styles. Ils ne sont peut-être pas vraiment familiers avec le ballroom. Je pense que c’était plus facile pour eux de juger et de critiquer la chorégraphie de nos concurrents.
Pour Révolution, vous êtes obligés de sortir des codes classiques du ballroom. Aimez-vous ça ?
I. : C’est plus difficile pour nous, parce qu’il y a plein de choses qu’on ne fait pas habituellement, comme des portés ou des sauts. Dans nos compétitions, on ne s’arrête pas non plus pour créer une pose, comme le moment Révolution. On a dû traverser tout ça, sans réellement savoir jusqu’où on pouvait aller en termes de créativité. Mais je pense que ça nous a aussi fait comprendre qu’on était capables de faire plein de mouvements différents. On s’est parfois surpris nous-mêmes.
A. : En essayant de trouver des idées différentes, il y a eu beaucoup d’essais-erreurs, et quelques blessures. C’était une expérience vraiment différente pour nous, mais on a appris beaucoup à travers ça.

Comment avez-vous débuté dans le ballroom ?
A. : On a commencé tous les deux très jeunes. Ma mère était danseuse et elle m’a initiée au ballroom à partir de 8 ans.
I. : Moi, c’est mon père qui m’a fait connaître la danse sociale, mais aussi toutes sortes d’autres styles de danse. C’est après avoir tout essayé que je suis allé vers le ballroom, j’aimais beaucoup ça. J’ai commencé vers l’âge de 5 ans et je n’ai jamais arrêté.

Que souhaitez-vous montrer à travers votre participation à Révolution ?
A. : On veut montrer que le ballroom peut être déconstruit et peut prendre différentes formes, que ce n’est pas juste du glamour et des paillettes. Qu’avec un regard différent, une lumière différente, notre danse peut être plus moderne. C’est ce qu’on veut montrer à chaque étape de la compétition.
I. : Chaque chorégraphie qu’on fait sur la scène de Révolution ne correspond aux critères traditionnels du ballroom. On les combine avec du jazz, du contemporain, et même le hip-hop. C’est une super expérience pour nous, parce que ça nous permet de nous dépasser et d’essayer de nouvelles choses, mais je pense que c’est aussi intéressant pour les Maîtres de voir qu’on peut créer des chorégraphies originales.


Avez-vous été surpris d’être finalement sauvés par Mel Charlot ?
I. : Le soir de l’enregistrement, nous devions partir rapidement après notre passage, parce qu’on avait un vol pour aller au Mexique, où j’allais me marier. Quand les Maîtres ont choisi Véronique et Laurent, mon état d’esprit a complètement changé, et je ne pensais plus qu’à mon mariage au Mexique. Mais j’ai entendu crier dans les coulisses et il y a quelqu’un de la production qui nous a dit de retourner sur scène. Je ne comprenais pas ce qui se passait.
A. : Au moment du vote, les Maîtres trouvaient difficile de trancher et ils ont parlé longtemps. On était un peu confus, mais pour tout dire, je ne me souviens plus très bien tellement les émotions étaient contradictoires.
I. : Mel a parfaitement bien fait de nous sauver !