Revenez-en du drapeau canadien!


Marc Calixte
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L’horaire chargé des Alouettes au cours des dernières semaines explique, en partie, pourquoi l’équipe a perdu son dernier match disputé contre les Tiger-Cats. La situation justifie aussi l’absence remarquée de l’écusson du drapeau canadien sur l’uniforme du club montréalais, vendredi, à Hamilton.
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Plusieurs médias anglophones ont décrié le fait que les Alouettes ne portaient pas le drapeau canadien près de leur épaule gauche lors de la récente partie, contrairement aux autres équipes de la Ligue canadienne de football. Cet ajout est une première dans l’histoire de la LCF et appelle à l’identité et la fierté canadiennes.

N’en doutez pas: je comprends parfaitement la fierté d’être Canadien, mais je n’ai pas été offusqué personnellement et je n’y vois aucune controverse. Revenez-en du drapeau canadien qui était absent! Il ne faut surtout pas y voir un geste politique posé par les Alouettes.
Un délai de livraison
Selon ce qu’on m’a rapporté, il y aurait plutôt eu un délai de livraison des écussons auprès de l’organisation montréalaise. Dans cette même veine, la réalité excusant les Alouettes, c’est qu’ils ont joué trois matchs consécutifs à l’étranger entre le 13 et le 27 juin. Pour arriver à poser les fameux écussons du drapeau canadien, il aurait pratiquement fallu offrir un kit du parfait couturier à chaque joueur et qu’ils fassent eux-mêmes de la couture dans l’avion, comme c’est le cas chez les scouts.
Délai de livraison ou non, le nombre d’employés est limité chez les équipes de la LCF et il y a déjà beaucoup à faire entre deux parties pour les gérants d’équipement, particulièrement lors d’une semaine courte, entre deux matchs sur la route.
Pas de panique!
Bref, parce que j’aime beaucoup mieux parler de football, je terminerai cette chronique en donnant du crédit au quart-arrière Bo Levi Mitchell pour avoir mené les Tiger-Cats à une victoire de 35 à 17 contre les Alouettes. Cherchant normalement les longues passes, il a été en mesure de s’ajuster en réalisant des jeux plus courts. Globalement, Hamilton avait surtout eu deux semaines pour se préparer à affronter Montréal.
Chez les Alouettes, il n’y a pas lieu de paniquer à la suite de cette première défaite. Une saison de la LCF est un marathon, pas un sprint. Si le quart-arrière Davis Alexander reprend graduellement l’entraînement à la suite d’une blessure aux muscles ischiojambiers, je pense même que j’aimerais mieux voir le vétéran McLeod Bethel-Thompson obtenir un autre départ, samedi soir au stade Percival-Molson, contre les Lions de la Colombie-Britannique. Ce serait le meilleur moment de la saison pour faire ça puisque les Alouettes se retrouvent en congé lors de la semaine suivante.
Objectif: la coupe Grey
Ton quart-arrière numéro un, tu veux surtout qu’il soit en forme dans le dernier tiers de la saison. Car le but ultime, c’est de gagner la coupe Grey.
Peu importe le quart partant, j’ai bon espoir de voir les Alouettes rebondir, devant leurs bruyants partisans, face aux Lions. Le Québécois Mathieu Betts, blessé au bras gauche, risque d’ailleurs de rater ce match pour les visiteurs, ce qui représente une absence importante sur la ligne défensive de l’adversaire. D’ici là, les Alouettes trouveront assurément le temps de coudre l’écusson du drapeau canadien sur leur uniforme à domicile.
– Propos recueillis par Benoît Rioux