Réussir sans grande vedette: les Voltigeurs de Drummondville misent surtout sur une équipe solide


Dave Lévesque
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Ce qui est surprenant dans les succès des Voltigeurs de Drummondville, c’est que c’est une équipe qui ne compte pas sur de très gros noms.
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Le meilleur marqueur de l’équipe, Peter Repcik, se place au 12e rang de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Le gardien Riley Mercer vient au 8e rang avec une moyenne de buts alloués de 2,77. Il occupe aussi le 8e échelon pour le pourcentage d’arrêt à ,907.
Les Voltigeurs ne comptent pas sur de grandes vedettes, ce qui veut donc dire que le travail d’équipe est impeccable. Et c’est encore une fois le fruit de la culture implantée par Sylvain Favreau et Yanick Lemay depuis leur arrivée.
«Il y a une plus grande confiance dans le vestiaire avec Sylvain et Yannick en poste, confirme Riley Mercer. On a plus de stabilité et on leur fait grandement confiance, on sait qu’ils vont nous mener dans la bonne direction.»
Ça débloque
Il ne faut pas se méprendre, les Voltigeurs comptaient déjà sur de bons éléments avec Mercer, Repcik, Luke Woodworth, Ethan Gauthier et Maveric Lamoureux, notamment.
Et ils ont montré leur sérieux en allant chercher le défenseur russe Vsevolod Komarov et l’attaquant Mikael Huchette chez les Remparts de Québec.
Mais il y a des joueurs qui connaissent aussi leurs moments au hockey junior, comme Woodworth, second pointeur de l’équipe avec 35 points en 32 rencontres. Riley Mercer est lui aussi en train de réaliser sa meilleure saison. Il y a l’âge et l’expérience, mais ce n’est pas tout.
«Je ne me plains pas d’avoir un Luke Woodworth, un Ethan Gauthier et un Riley Mercer, note Favreau. Ce que j’aime, c’est que ce sont des gars qui se sont fait questionner dans le passé sur leurs performances. Pourquoi cette année il y a un regain? Je ne sais pas, c’est à eux de faire l’analyse.»
«Dans mon cas, je pense qu’il y a beaucoup de confiance. C’est ma quatrième année et je sens que je peux vraiment m’exprimer ici», explique Woodworth.
Confiance
La confiance revient quand il est question de Riley Mercer. Le grand gardien de 19 ans est le frère de Dawson, un ancien des Voltigeurs qui porte aujourd’hui les couleurs des Devils du New Jersey.
«Riley est une très bonne personne, il a eu des hauts et des bas dans sa carrière junior et je lui fais confiance à 100%, c’est pour ça qu’il reste dans les filets. Je lui envoie le message que c’est notre homme», insiste Favreau.
Le très sympathique jeune homme ne cache pas que c’est plus facile d’être lancé dans la mêlée en sachant que son entraîneur est derrière lui.
«C’est très important comme gardien de sentir qu’on te fait confiance. Il y a un gros aspect mental à cette position et savoir que l’entraîneur pense que tu lui donnes une chance de gagner, c’est énorme.»

Rayonnement
Les Voltigeurs ont atteint les quarts de finale l’an passé et la demi-finale en 2018-2019, mais il faut remonter à 2008-2009 pour les voir atteindre la finale. Ils avaient alors remporté la Coupe du Président et atteint la demi-finale de la Coupe Memorial.
Il y a un désir d’aller chercher les plus grands honneurs cette saison. Et Sylvain Favreau aimerait le faire pour tous ceux qui s’échinent pour que l’équipe obtienne du succès et surtout pour une communauté qui chérit son équipe.
«On est dans un petit marché, et my God que les gens dans les bureaux travaillent tellement fort pour le bien de l’équipe, on a des commanditaires qui donnent beaucoup d’argent pour faire vivre le hockey junior dans le Centre-du-Québec.»
«J’ai vécu autre chose à Halifax où c’était Bobby Smith et une grosse entreprise avec 8000 à 10 000 spectateurs par match.»