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LHJMQ: La méthode de Sylvain Favreau sourit aux Voltigeurs de Drummondville

L'équipe fonctionne au maximum de ses capacités cette saison

L'entraîneur-chef Sylvain Favreau a donné un sérieux coup de barre aux Voltigeurs cette saison.
L'entraîneur-chef Sylvain Favreau a donné un sérieux coup de barre aux Voltigeurs cette saison. Courtoisie Voltigeurs de Drummondville
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2023-12-13T05:00:00Z

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Les Voltigeurs de Drummondville arrivent à maturité, ce n’est donc pas étonnant qu’ils soient parmi les meilleures équipes de la LHJMQ. Et pourtant, c’est quand même une belle surprise. 

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L’équipe du Centre-du-Québec occupe le premier rang de l’Association Ouest et la quatrième place du classement général après une saison 2022-2023 qui a été plutôt difficile.

L’équipe avait vécu un changement d’entraîneur au mois de novembre 2022 quand Steve Hartley a été remplacé par Éric Bélanger. À la fin de la saison, Philippe Boucher a quitté son poste de directeur général et Yanick Lemay lui a succédé. S’en est suivi le départ de Bélanger, qui a été remplacé par Sylvain Favreau en juillet.

C’est l’arrivée de Lemay, qui venait de passer 12 ans comme dépisteur chez les Jets de Winnipeg, et de Favreau, qui venait de passer six ans chez les Mooseheads de Halifax, dont les deux dernières années comme entraîneur-chef, qui semble avoir tout changé.

«Les changements organisationnels survenus dans les derniers mois ont été très bénéfiques pour nous», confirme Luke Woodworth, un vétéran de quatre saisons.

Luke Woodworth estime que les changements ont été bénéfiques aux Voltigeurs.
Luke Woodworth estime que les changements ont été bénéfiques aux Voltigeurs. Courtoisie Voltigeurs de Drummondville

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Équipe fragile

«J’ai découvert une équipe fragile et c’est normal. Ils ont entre 16 et 20 ans, ils ont vécu deux changements d’entraîneurs avant moi et il y a eu deux directeurs généraux, alors il y avait un genre de flou», a expliqué Favreau lors d’un long et très intéressant entretien au Centre Marcel-Dionne.

«Il fallait que je ramène une stabilité sans réinventer la roue, explique le Franco-Ontarien. On s’est concentrés sur nos habitudes de travail et à clairement définir ce que ça veut dire.»

Il s’est donc employé à bâtir des fondations solides afin que ses jeunes protégés se sentent en confiance et sur un terrain qui ne se déroberait pas sous leurs pieds.

«Ça commence avec les habitudes de travail. On entend souvent les entraîneurs dire qu’il faut jouer de la bonne manière, mais qu’est-ce que ça veut dire? J’ai posé la question aux jeunes à Halifax et ici à Drummond, et personne ne pouvait m’indiquer vraiment c’est quoi.

«Moi, ma job était de clairement définir ça. On a implanté douze habitudes de travail, qu’on appelle les habitudes gagnantes, et à ça va se greffer un système de jeu.»

Approche humaine

Ce qui frappe quand on parle avec Sylvain Favreau, c’est son approche, qui a quelque chose de très pédagogique, ce que confirme le gardien Riley Mercer.

«Parfois, on a plus l’impression que c’est un enseignant (...), confirme le Terre-Neuvien. On apprend beaucoup juste en l’observant, de la manière dont il se comporte, et même juste en regardant son langage corporel.»

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«Notre job en 2023, c’est d’être un leader, mais c’est aussi d’être une sorte de professeur, on fait de l’enseignement tous les jours et ce n’est pas seulement sur la glace», explique Favreau pour définir son style.

«Il y a le côté humain du coaching, ce n’est pas juste des X et des O, ou des stratégies. Tu dois apprendre à connaître tes joueurs. 

«En 2023, pour soutirer le maximum de l'un versus un autre, c’est complètement différent, on doit y aller individuellement; un modèle d’entraînement pour le monde, ça ne fonctionne plus. Il faut comprendre ce qui fait avancer chaque joueur. Si tu es capable de créer un plan de développement pour 23 joueurs, chacun d’eux s’améliore, alors ton équipe s’améliore.»

Riley Mercer
Riley Mercer Courtoisie Voltigeurs de Drummondville

Simplicité

Riley Mercer vante également l’ouverture d’esprit de son entraîneur, dont la porte est toujours ouverte.

«Il n’y a pas de zones grises avec Sylvain, c’est blanc ou noir. C’est un très bon communicateur qui parvient à livrer son message à tout le monde et de façon claire.»

L’approche sur la glace fait aussi plaisir aux joueurs puisque le jeu de l’équipe a été simplifié et les habitudes de travail ont été améliorées.

«Les gens ont tendance à compliquer un jeu qui ne l’est pas quand on se concentre sur ses aspects fondamentaux, résume Mercer. Les douze habitudes qu’il a implantées en début de saison sont des idées simples et efficaces qui nous permettent de bien jouer et d’ajouter un élément de plaisir.

«On est encore des joueurs juniors, mais il faut aborder ça comme si c’était un travail, parce qu’on veut que ça devienne notre boulot.»

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