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Réseaux sociaux : jusqu’où peut-on exposer ses enfants sans franchir une limite dangereuse

Photo Martin Chevalier

Équipe Salut Bonjour

2026-04-13T15:31:20Z

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Publier des vidéos d’enfants sur les réseaux sociaux est une pratique de plus en plus répandue. Derrière ces contenus souvent mignons ou amusants se cachent toutefois de véritables enjeux éthiques. Entre quête de « likes », vie privée et consentement, où trace-t-on la ligne ?

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On voit régulièrement passer des vidéos virales mettant en scène des enfants, souvent filmés en pleine crise ou dans des situations surprenantes. Certaines tendances, comme celle d’appeler un nom au hasard pour déstabiliser un enfant en pleine colère, peuvent sembler inoffensives... mais elles soulèvent des questions.

Des tendances qui dérangent

Filmer un enfant dans un moment de vulnérabilité, puis publier la vidéo, est-ce vraiment bienveillant ? Même si l’intention n’est pas mauvaise, l’exposition publique peut être perçue comme humiliante.

D’autres tendances passées (lancer une tranche de fromage au visage d’un bébé ou lui faire peur volontairement) ont aussi suscité de vives réactions. Si certaines font rire, d’autres mettent mal à l’aise.

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La quête de validation des parents

Derrière ces publications, il y a souvent une recherche d’approbation sociale. Les « j’aimes », les commentaires et les partages procurent un sentiment de validation.

Publier les exploits sportifs, les réussites scolaires ou les moments marquants de ses enfants est naturel. Mais peu à peu, ces réussites peuvent devenir une extension de celles des parents eux-mêmes.

Dans certains cas, des enfants deviennent même de véritables influenceurs. Pourtant, ce sont généralement les parents qui gèrent les comptes... et les revenus qui en découlent.

Le phénomène du « sharenting »

Le terme « sharenting » (contraction de sharing et parenting) décrit cette tendance à partager la vie de ses enfants en ligne.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en moyenne, des dizaines de photos et vidéos sont publiées chaque année. Résultat ? Avant même l’adolescence, des centaines, voire des milliers d’images d’un enfant peuvent se retrouver sur Internet.

Au-delà de la quantité, il y a aussi la question des informations personnelles. Une simple publication peut révéler le prénom, l’âge, la ville... autant de données sensibles.

Où tracer la limite ?

Faut-il arrêter complètement de publier ? Pour plusieurs parents, la réponse est non. Mais une réflexion s’impose.

Une approche de plus en plus privilégiée consiste à demander le consentement de l’enfant avant de filmer ou de publier. Se poser une question simple peut aussi aider : « Est-ce que mon enfant accepterait ça une fois adulte ? »

Certaines alternatives existent, comme partager du contenu uniquement avec un cercle restreint (amis proches ou famille).

Entre fierté et responsabilité

Être fier de ses enfants et vouloir partager ces moments est parfaitement normal. Mais à l’ère du numérique, cette fierté vient avec une responsabilité.

Les réseaux sociaux ne sont pas sans conséquences, surtout pour ceux qui n’ont pas encore leur mot à dire.

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