Recrues en difficulté: pas facile d’être un jeune défenseur dans la LNH

Marc-Antoine Malo
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Si des défenseurs qui en sont à leur première année dans la Ligue nationale de hockey méritent des étoiles dans leur cahier, comme Matthew Schaefer et Alexander Nikishin, d’autres en qui on place beaucoup d’espoirs laissent sur leur faim leurs équipes respectives.
C’est tout de même une importante cuvée de jeunes arrières qui ont été en mesure d’amorcer la saison dans le circuit Bettman. Force est d’admettre que la majorité d’eux sont en difficulté.
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S’imposer physiquement — une qualité essentielle pour un défenseur — est plus difficile à un jeune âge. S’adapter à la vitesse du jeu constitue également une caractéristique pouvant en surprendre plus d’un, surtout ceux qui ont eu l’habitude de collectionner les points chez les juniors.
Voici cinq recrues à la défense dont on attendait de meilleurs résultats jusqu’à maintenant.
Zayne Parekh (0 but, 1 aide, +0 en 10 matchs)

Les revirements et les erreurs de débutant, les Flames de Calgary sont prêts à vivre avec, mais il faut reconnaître que Parekh en commet un peu trop. Le directeur général, Craig Conroy, l’a remis à sa place au cours du week-end en disant dans les médias que son jeune défenseur ne pouvait plus jouer comme il le faisait dans les rangs juniors.
Passeur hors pair, Parekh n’a pas été en mesure de mettre à profit ses qualités offensives dans la LNH jusqu’à maintenant, et ce, en évoluant régulièrement en avantage numérique.
Les Flames l’ont laissé de côté quelques fois, mais ils lui ont néanmoins fait disputer un 10e match, ce qui brûlait la première année de son contrat de recrue. Le retourner dans les rangs juniors, où l’Ontarien n’a plus rien à prouver, a été exclu, et il ne peut pas se rapporter à la Ligue américaine. La patience sera de mise.
Sam Dickinson (1 but, 0 aide, -2 en 10 matchs)

Les Sharks de San Jose ont conservé quatre joueurs de 20 ans et moins dans leur formation, dont Sam Dickinson, leur 11e choix au total en 2024. Ce dernier a peut-être sauvé son poste avec un très bon match, dimanche, son 10e de la saison.
L’Ontarien a inscrit le premier but de sa carrière dans la LNH et a terminé avec un différentiel de +2 dans un revers face aux Red Wings de Detroit. Le déclic offensif pourrait se faire dans son cas, et les Sharks en ont besoin.
Comme Parekh, les attentes sont élevées et il n’a plus rien à faire dans les juniors. Dickinson a été élu défenseur de l’année au Canada en 2025.
Logan Mailloux (0 but, 0 aide, -9 en 8 matchs)
Durant le camp d’entraînement, les Blues de St. Louis ont répété à quel point Mailloux était un membre important de l’équipe pour le présent et le futur. À 22 ans, l’ancien espoir du Canadien de Montréal a du temps devant lui, mais actuellement, c’est très laborieux.
La première impression que Mailloux laisse aux partisans n’est pas très bonne. Il peine à trouver sa place sur la patinoire et se tire dans le pied avec certaines de ses montées à l’attaque.
Lundi, les Blues ont fait l’acquisition du défenseur Calle Rosen en retour de Corey Schueneman. Le Suédois a de l’expérience dans la LNH et pourrait venir solidifier le groupe à la ligne bleue en attendant que Mailloux retrouve ses moyens.
Sam Rinzel (1 but, 2 aides, +0 en 12 matchs)
Les Blackhawks de Chicago ont besoin d’un quart-arrière sur le jeu de puissance et ce poste est clé en main pour Rinzel. Le jeune homme de 21 ans est le troisième défenseur de première année le plus utilisé dans la LNH.
Il passe même près de trois minutes en moyenne en avantage numérique par match... pour un total de zéro point cette saison. Les Hawks ont un taux de réussite de 18,9% à cinq contre quatre, ce qui n’est pas dramatique.
Dès que Rinzel produira avec plus de régularité, Chicago aura une équipe bien plus dangereuse et efficace.
Axel Sandin-Pellika (1 but, 3 aides, -8 en 13 matchs)

«ASP» a le potentiel de devenir tout un joueur et il a montré une évolution constante dans son rôle, avant de s’amener dans la Ligue nationale. Avec les Red Wings de Detroit, il arrive au sein d’une formation qui se retrouve en meilleure position que ce qui était prévu.
Ça ne va pas bien défensivement pour la formation du Michigan, avec leurs deux gardiens sous la barre des ,900 en taux d’efficacité. La majorité des patineurs montrent un différentiel négatif, et Sandin-Pellika est au sommet avec -8. Seuls Mailloux (-9) et Zeev Buium (-10) font pire jusqu’à présent parmi les recrues en défense.
Les Wings ne pourront pas s’en tirer bien longtemps avec autant de problèmes défensifs. Le Suédois de 20 ans devra hausser son jeu d’un cran.