Question à 1M$ à l’aube de cette nouvelle saison en F1: comment l’Aston Martin de Lance Stroll se comportera-t-elle?
Le pilote canadien n’en a aucune idée à une semaine des essais hivernaux à Bahreïn


François-David Rouleau
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À quelques heures du lancement de la nouvelle saison de Formule 1 2025 à Londres, la 75e de l’histoire du championnat, Lance Stroll ne sait pas s’il va «chauffer» un fer à repasser, piloter un tracteur ou une véritable monoplace digne du nom d’Aston Martin dès le Grand Prix d’Australie à la mi-mars.
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Stroll n’a pas été en mesure de répondre à la grande question concernant son bolide Aston Martin. Sera-t-il à la hauteur pour livrer bataille aux Ferrari, aux Mercedes et aux Red Bull? Ou traînera-t-il en queue de peloton comme en deuxième moitié de saison l’an passé?

«C’est la grosse question à 1 million de dollars», a souri le pilote canadien en visioconférence avec des membres de la presse d’un peu partout au Canada.
«Pour être honnête, je n’ai aucune idée de ce qui nous attend avec la voiture. C’est pourquoi on va se présenter au Bahreïn la semaine prochaine et on va courser en Australie. J’ai un gros point d’interrogation quant à notre position dans le peloton.»

Ce soir, Aston Martin présentera sa livrée 2025 en même temps que les neuf autres écuries du plateau à l’O2 Arena de Londres dans un événement promotionnel consacré à mettre la table pour la saison qui arrive à grands pas. Un événement qui, soit dit en passant, n’avait pas été très bien accueilli parmi les 20 pilotes lorsqu’annoncé en grande pompe durant le calendrier 2024.

Vire-capot
Bref, bien que cette nouvelle livrée verte de l’écurie britannique sera resplendissante sous les réflecteurs, plusieurs questions demeurent après une terrible saison 2024 où l’équipe a terminé loin en cinquième position chez les constructeurs. Aux prises avec bon nombre de problèmes, la bagnole n’était tout simplement pas assez rapide.
Les trois jours d’essais hivernaux de la semaine prochaine à Bahreïn seront cruciaux.
«On veut vraiment comprendre cette nouvelle voiture, car on est limité dans les tests et les essais jusqu’en Australie. Ces journées d’essais vont nous permettre de complètement tourner la voiture en effectuant des réglages dans des fenêtres précises. Il y aura beaucoup de travail à faire», a expliqué Stroll, détendu à un mois du premier Grand Prix de la saison.
«Quant aux résultats, il faudra voir où l’on se trouve, a-t-il répondu au Journal. On doit par contre fixer des objectifs réalistes selon le comportement de cette nouvelle voiture sur la piste.»

Nouveaux outils
Comme il le répétait en fin de saison dernière avec son coéquipier Fernando Alonso, Aston Martin doit avoir appris des erreurs du calendrier 2024. Les stratégies et les réglages des bagnoles ont souvent été pointés du doigt au fil des 18 derniers mois.
Pour y arriver, l’écurie qui est la propriété de Lawrence Stroll a mis le paquet. Dans les nouvelles installations à la fine pointe de la technologie à Silverstone, les pilotes ont profité d’un nouveau simulateur alors que la soufflerie sera livrée sous peu.

Il s’agit en quelque sorte d’un tunnel simulant les conditions réelles d’une monoplace roulant à une vitesse très élevée sur une piste. Le flux d’air autour de celle-ci permet d’étudier et d’améliorer l’aérodynamisme.
Et puis, le 1er mars marquera l’arrivée officielle du gourou de l’ingénierie, Adrian Newey, au quartier général à Silverstone.
Selon Stroll, tous ces nouveaux outils, les nouveaux visages dans l’équipe, dont le nouveau directeur d’équipe, Andy Cowell, permettront de bâtir et régler la meilleure voiture possible en prévision des 24 courses au calendrier.
2025 et... 2026
Bien que les premiers tours de roue ne soient pas encore effectués en 2025, les écuries ont déjà les yeux sur 2026, moment où la nouvelle réglementation technique des voitures de la FIA entrera en vigueur.
Les monoplaces changeront complètement du museau à l’aileron arrière. Les membres des 10 écuries sont déjà à pied d’œuvre pour bâtir les nouvelles voitures de ce championnat qui accueillera, rappelons-le, l’équipe de Cadillac.
«La saison 2026 représente une véritable opportunité pour toutes les équipes. On a beaucoup de travail à faire sur la voiture 2025, c’est notre principal objectif présentement. Mais en cours de saison, on va changer notre attention et regarder vers 2026 en oubliant 2025, parce que c’est ce qu’on va devoir faire pour bien se positionner en prévision du championnat 2026», a rappelé Stroll.