Que de bons souvenirs de Québec pour Joe Sakic


Stéphane Cadorette
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DENVER | Quand les Nordiques ont quitté Québec le 25 mai 1995, plusieurs amateurs démolis ont cru que les joueurs qui provenaient de l’extérieur de la province n’attendaient que de faire leurs valises avec empressement pour quitter vers un plus grand marché à Denver.
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Si c’était assurément le cas pour certains qui ne le crieront probablement jamais sur les toits, Sakic n’était pas du nombre.
«Ça n’a pas toujours été évident d’attirer des joueurs à Québec, contrairement à Denver, mais il y en a plusieurs qui étaient attachés à Québec, à commencer par Joe», a insisté l’ex-relationniste de l’Avalanche et des Nordiques jusqu’à l’été dernier, Jean Martineau.
À ses dernières années à Québec, Sakic maîtrisait même suffisamment le français pour se débrouiller dans les restaurants et autres commerces, même s’il ne souhaitait pas accorder d’entrevues, de crainte de mal s’exprimer.
«C’est une vraie belle petite ville typique de hockey. C’était l’endroit parfait pour commencer à jouer», a mentionné Sakic en revenant sur ses souvenirs lors d’un entretien au Ball Arena, à Denver.
«Ce que je retiendrai toujours de Québec, à part les partisans, c’est à quel point la ville est belle. Les gens sont merveilleux et que dire de la bouffe. Il y avait de bons restaurants partout», a-t-il dit.
Une petite Europe
Le natif de la Colombie-Britannique n’a jamais oublié le cachet européen de la ville, qui l’a accueilli à bras ouverts en 1988.
«Quand tu vois Québec, tu n’as pas besoin d’aller en Europe! C’était difficile sur le plan hockey quand je suis arrivé parce que l’équipe était en reconstruction et on perdait, mais on a toujours été bien traités», s’est-il remémoré.
Un choc

S’il a aimé Québec, Sakic est ensuite tombé sous le même charme à Denver. Un coup de foudre n’empêche pas l’autre.
«C’était un choc d’apprendre le déménagement. Bien sûr, on entendait des rumeurs, mais ça restait des rumeurs. Je n’y croyais pas vraiment.
«Je ne croirai jamais que les joueurs étaient heureux de partir. Ils étaient prêts à vivre le changement, parce qu’il n’y avait rien d’autre à faire. Le déménagement était officiel et tu ne peux que suivre l’équipe.
«Je ne mentirai pas, Denver a toujours été une ville formidable pour jouer au hockey. Ce qui ne veut surtout pas dire que Québec n’était pas une ville formidable de hockey elle aussi. Si tu es un joueur passionné de hockey, tu veux jouer devant des partisans passionnés et c’était en plein ça, Québec. C’était excitant.»