Que de bons mots pour John Tortorella
Agence QMI
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Au moment de faire le bilan, les joueurs des Blue Jackets de Columbus avaient tous une anecdote à raconter sur John Tortorella, qui ne sera pas de retour avec l’équipe. Ils ont toutefois été unanimes: l’entraîneur-chef a fait d’eux de meilleurs joueurs.
Pour Jones, un moment a été plus marquant que les autres. C’était le 9 avril 2016, quelques semaines après avoir été acquis des Predators de Nashville. Lors du dernier match de la saison, contre les Blackhawks de Chicago, Tortorella l’avait cloué au banc pour toute la deuxième période.
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S’il n’a pas aimé le moment, Jones n’en veut pas à l’entraîneur. Bien au contraire: il croit que ce traitement a été bénéfique à long terme.
«Je pense qu'il m'a énormément aidé, a lancé Jones en vidéoconférence, lundi. Il était toujours en contrôle, me traitait comme n'importe qui d'autre dans le vestiaire, et c'est ce que j'apprécie le plus chez lui. Il va être ouvert et honnête et c'est quelque chose qui a vraiment aidé notre organisation à changer la culture.»
«Je dirais simplement qu’il est très compétitif et qu’il veut seulement gagner, comme tous les joueurs, a ajouté Jones. Il ne le fait peut-être pas d’une manière que vous appréciez sur le moment. Parfois, c'est peut-être exagéré, mais je pense qu'en fin de compte, il le fait simplement comme il sait comment le faire.»
Un bâtisseur
Le directeur général, Jarmo Kekalainen, a quant à lui loué le travail de Tortorella au cours de son passage aux rênes du club. Il estime que l’instructeur s’est très bien adapté à la réalité changeante de la Ligue nationale et qu’il était aujourd’hui un meilleur entraîneur qu’à son arrivée en Ohio.
«Je pense que "Torts", au cours de ses cinq années ici, six ans presque, a pu changer et évoluer avec le personnel que nous avons, avec les joueurs que nous avons, et devenir un meilleur entraîneur chaque jour. C'est ce que vous attendez d'un vrai bon entraîneur. Ils ne sont pas dépassés; ils évoluent et trouvent des moyens de s'améliorer chaque jour.»
Il a d’ailleurs balayé du revers de la main l’hypothèse d’un journaliste qui lui demandait si ce changement était motivé par une volonté de permettre à certains joueurs en difficultés, tels que Max Domi, de se soustraire à la rigueur de Tortorella.
«Je pense que "Torts" demande un jeu discipliné et ne laisse pas personne tricher. C’est ce que j’ai toujours dit aux joueurs qui arrivent ici: "si tu compétitionnes, tout se passera bien avec Tortorella". Il demande le même éthique de travail de tous et ça fait partie d’une culture forte qu’il a aidé à construire ici.»
Kekalainen a ajouté qu’il allait prendre son temps avant de choisir le prochain pilote, attendant de voir ce que certaines équipes pourraient faire.