Quart-arrière recherché en Nouvelle-Angleterre

Stéphane Cadorette
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Maintenant que les Patriots sont officiellement éliminés de la course aux séries, le suspense ne fait que commencer. Est-ce que 2020 ne sera qu’un pas en arrière pour mieux repartir ou plutôt le début d’un long processus de reconstruction? Tout dépendra du plan mis en place pour assurer la succession au poste de quart-arrière.
Avec un dossier de 6-8, les Patriots ont démontré, cette saison, qu’ils n’étaient pas si loin du but, malgré que plusieurs joueurs de qualité ont préféré ne pas disputer la saison en raison de la COVID-19.
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Le jeu au sol a bien fonctionné. La ligne offensive a été somme toute efficace. La défensive a tenu son bout, malgré des difficultés contre la course. La lacune fatale, en 2020, aura été le jeu inefficace de Cam Newton et le manque d’explosivité du groupe de receveurs.
Pour ce qui est des receveurs, il y a toujours moyen d’amener du talent en ville sans vider le compte en banque. Pour les quarts-arrières, c’est plus complexe, à la fois pour les payer et pour les déraciner de leur marché, lorsqu’ils ne sont pas joueurs autonomes.
Chose certaine, Newton n’est clairement pas la solution, même à court terme. Son bras semble complètement détruit et à la base, la précision n’est pas sa tasse de thé.
Reste le jeune Jarrett Stidham, mais difficile d’imaginer que Bill Belichick puisse croire encore en lui, après s’être obstinément refusé à l’envoyer plus tôt dans la mêlée, malgré les déboires de Newton.
Options peu convaincantes
Parmi les éventuels joueurs autonomes, les options ne semblent pas réjouissantes. Dak Prescott devrait demeurer à Dallas et jamais, de toute façon, les Patriots ne céderaient à ses exigences salariales.
Philip Rivers, s’il ne prend pas sa retraite, reviendra avec les Colts ou rien. Les autres noms, qu’il s’agisse de Ryan Fitzpatrick, Mitchell Trubisky, Andy Dalton, Jacoby Brissett ou Jameis Winston, ne représentent vraiment pas des valeurs sûres.
Si les Patriots souhaitent se tourner vers un vétéran, c’est par voie de transaction qu’il faudra procéder. Ou encore, attendre qu’une équipe se déleste d’un trop lourd contrat.
Dans cette catégorie, les noms semblent plus intéressants. Matthew Stafford (Lions) ou Matt Ryan (Falcons) pourraient-ils être évincés par un nouveau régime? Sam Darnold (Jets) survivra-t-il à l’arrivée probable d’un quart-arrière via le repêchage?
Un revenant?
L’option que plusieurs partisans des Patriots voudront explorer, tout comme Belichick lui-même, c’est le retour à la maison de Jimmy Garoppolo. Après tout, c’est à contrecœur que le pilote des Patriots l’avait échangé aux 49ers en 2017.
Garoppolo serait familier avec l’organisation qui l’a vu grandir. Son dossier de 24-8 comme partant en fait un joueur intéressant pour une organisation qui espère gagner de nouveau.
Reste que Jimmy G n’a pas montré, dans les dernières années, qu’il est durable. Ses saisons de 2018 et 2020 ont été sabotées par des blessures. Et même avant sa blessure à la cheville cette saison, il n’était pas exactement en feu avec sept passes de touché et cinq interceptions.
Malgré tout, Garoppolo serait une option intéressante pour garder le fort en attendant l’arrivée d’un futur Messie au repêchage, ce printemps ou dans les années à venir. Les 49ers n’ont cependant jamais laissé entendre que leur quart-arrière s’en allait nulle part.
Ce qui est certain, c’est que les Patriots ne peuvent espérer s’en tirer en ramassant leur homme au coin de la rue pour une bouchée de pain, comme ils l’ont fait avec Cam Newton. Pas à cette position.