Quand Carey Price a été émotionnellement détruit

Agence QMI
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De retour chez lui en Colombie-Britannique et assuré de ne plus jamais remettre les jambières dans la Ligue nationale de hockey (LNH), Carey Price s’est permis de revenir sur l’une des grandes déceptions de sa carrière.
Celui qui a été le visage du Canadien de Montréal pendant une quinzaine d’années est revenu sur le parcours de la Sainte-Flanelle jusqu’en finale de la coupe Stanley en 2021. Après avoir surpris la planète hockey en se rendant jusqu’au bout, le Tricolore s’était incliné en cinq parties contre le Lightning de Tampa Bay.
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«Tu es presque en état de choc à la fin, et émotionnellement, tu es détruit. Tu ne fais que penser à tous les efforts qui ont été investis», s’est rappelé Price lors d’un long entretien avec le réputé journaliste du site NHL.com Dave Stubbs.
«La vie continue et je suis reconnaissant pour les souvenirs de ce parcours, mais nous étions si près. À ce moment, tout ce que tu te dis, c’est que c’est vraiment frustrant. La coupe Stanley, c’est l’objectif que tu tentes d’atteindre durant toute ta vie, et de passer si près, c’est tellement démoralisant.»
Il a pris ses distances
Price a disputé son dernier match dans l’uniforme du Tricolore le 29 avril 2022. Il se trouvait encore dans l’entourage de l’équipe l’an dernier, lui qui demeurait toujours au Québec. Ce n’est plus le cas en 2023-2024.
C’est au tournoi de golf annuel du CH que Price a réalisé qu’il ne faisait plus vraiment partie de l’équipe. En observant la salle de réception, il ne savait pas s’il devait s’asseoir avec les joueurs actuels ou les anciens. L’homme de 36 ans a finalement choisi de partager son repas avec les entraîneurs.
«Je me suis dit que cette année, il était temps pour moi de quitter le groupe de discussion, a-t-il indiqué. Je continue toutefois de parler à quelques joueurs. Je discute avec Jake [Allen] assez souvent pour voir comment il va.»
«Je suis ce que fait le Tricolore, mais je ne regarde presque jamais la télévision, a ajouté Price. Les enfants en prennent le contrôle le soir. Je me suis toutefois abonné à un forfait télévisuel de sports pour la première fois depuis longtemps.»
Les enfants, la priorité
C’est d’ailleurs de passer le plus de temps possible avec ses enfants qui occupent l’ancien gardien. Price et son épouse Angela ont eu Liv (7 ans), Millie (5 ans) et Lincoln (3 ans).
«Je me concentre surtout sur ma famille et ma santé. Je suis vraiment heureux d’être présent pour mes enfants. Ce fut un vrai privilège de les voir grandir. Avec Liv, j’étais souvent parti durant son enfance. Même chose avec Millie. Mais avec Lincoln, j’ai pu être là depuis le début.»
«Je m’ennuie de bien des choses de l’époque où je jouais, mais être assis seul dans une chambre d’hôtel n’en fait pas partie», a poursuivi Price.
«Je vais retourner à Montréal peut-être deux ou trois fois par saison. Il y a toujours des occasions qui se présentent pour que j’y aille plus souvent, mais avec trois enfants de cet âge, c’est difficile de juste prendre mes affaires et partir.»
Encore une attache
Au printemps dernier, la famille Price a mis sa maison de Candiac à vendre pour un peu moins de 2 millions $. La demeure ne semble pas avoir trouvé preneur, puisque le gardien a expliqué qu’il louait sa demeure à un joueur de l’édition actuelle du Canadien. Il n’a cependant pas révélé l’identité de celui-ci.
«Il avait emménagé depuis quelques jours lorsque notre courtier nous a appelés, parce que le chauffe-eau avait brisé, a raconté Price. Je me sentais plutôt mal. C’est le genre de choses qui font partie des joies d’être propriétaire.»