Tous les résultats
Publicité

Martin St-Louis fait suer ses joueurs

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2023-11-20T17:36:26Z
2023-11-20T19:00:34Z

Partager

Martin St-Louis n’est pas du genre à vilipender ses joueurs sur la place publique. Voilà pourquoi lorsqu’il a reproché à ses troupiers d’avoir été «mous» à Boston, on s’est dit que la patience de l’entraîneur avait possiblement atteint une certaine limite.

Deux jours plus tard, le Lavallois a convié ses ouailles à l’ouvrage avant que l’équipe parte pour trois matchs en sol californien. Oui, les joueurs du Canadien ont dû terminer l’entraînement en s’adonnant aux bonnes vieilles traversées de la patinoire. Mais St-Louis n’avait rien d’un Herb Brooks voulant punir ses joueurs.

Voyez son point de presse dans la vidéo ci-dessus.

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

«Ce n’était pas une punition. C’est une question de responsabilité, a fait valoir St-Louis après l’entraînement. Vous devez comprendre que vos actions ont des conséquences. Je suis certain que les joueurs s'attendaient à ça aujourd'hui. Si un jeune joueur ne s'y attendait pas, je suis certain qu'un vétéran l'avait averti.»

Publicité

 C'était le cas de Mike Matheson qui l'avait vu venir.

«On devait réaliser que l’effort que nous avons déployé contre les Bruins n’était pas suffisant. Nous avions à répondre et démontrer qu’on a compris et qu’on sera prêts à travailler», a indiqué le défenseur.

Une punition aurait impliqué que les joueurs ne touchent à aucune rondelle durant tout l’entraînement (est-ce qu’on a encore le droit de faire ça en 2023?). Or, ce n’est pas ce qui s’est produit. 

St-Louis a dirigé un entraînement intense, mais il s’est assuré qu’il soit constructif. Échec avant efficace, bataille pour l’obtention de la rondelle; ces deux éléments qui ont fait défaut samedi étaient à l’ordre du jour.

«On a patiné en travaillant sur les aspects du jeu qu’on doit améliorer. On a fait d’une pierre deux coups», a mentionné l’entraîneur.

Trop à l’aise

Souhaitons que St-Louis ait su utiliser le bon remède, car son équipe traverse une période plus que difficile. Elle n’a remporté que deux des neuf rencontres qu’elle a disputées au mois de novembre. Deux victoires en prolongation.

«On vient de subir quatre défaites de suite. Lors des deux premières, on jouait du bon hockey. Là, ça fait deux matchs qu’on ne se ressemble plus», a lancé le pilote. 

Publicité

«On traverse un creux. Ça fait partie d’une saison. L’important, c’est comment tu te corriges», a-t-il poursuivi.

Quels aspects sont les plus primordiaux?

«Il y en a plusieurs, a noté Sean Monahan. On a bien joué pendant une longue période. Quand tu te sens trop à l’aise et que tu penses que ce sera toujours comme ça, c’est là que ça t’échappe. Et c’est là qu’on est présentement.»

Catastrophe à éviter

Le voyage de trois rencontres en Californie et celle qui suivra, à Columbus, arrivent donc à point nommé. St-Louis et sa troupe auront 10 jours pour se ressaisir et tenter de remettre le bateau à flot.

«La façon dont on a joué contre les Bruins était inacceptable, a martelé Nick Suzuki. C’est un voyage important qui nous attend. On ne peut continuer à accumuler les défaites.»

Connaître un périple catastrophique serait plutôt gênant. En plus des Kings, qui connaissent un très bon début de saison, le Tricolore affrontera, au cours de ce voyage, les Ducks, qui n’ont récolté que deux points de plus que lui, les Sharks, qui croupissent au fond du classement avec seulement sept points, et les Blue Jackets, qui n’ont gagné qu’un seul de leurs 10 derniers matchs. 

«C’est une belle occasion pour nous parce qu’on affrontera des équipes qui sont à notre portée. Il faut revenir à l’équipe que nous étions il y a quelques semaines», a fait valoir le capitaine.

En apparence, on parle de proies faciles. Sauf que ces adversaires disent probablement la même chose du Canadien.

Publicité
Publicité